• On a eu l'amabilité de me signaler une critique d'Oedipe roi qui m'avait échappée.

    Ca se passe ici sur le journal en ligne "Les Trois Coups". Composé d'une quarantaine de critiques qui ont l'air très actifs partout en France. Celle-ci s'est faite suite à notre passage à Montpellier et est de Marie-Christine Harant.


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  • Oûûûûû ça faisait longtemps...

    Dernière série avant le départ pour Verbier

    Puis la Chaux

    Dernières étapes avant le chargement de la structure

    arachnéenne.


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  • Écrit alors que la chape de la guerre froide pèse sur l'Europe et le monde, avec les relents persistants des deux guerres que la volonté d'oubli ne parvient à gommer des mémoires.
    Écrit pourtant quand l'Occident fonce à la quête d'un confort seulement inimaginable jusqu'alors avec un pare-chocs de solide optimisme.
    Amnésie versus imaginaire.
    Mais sans espoir l'imaginaire est-il encore possible ? Et s'il l'est, de quoi peut-il encore se composer ?
    Et sans espoir les relations sont-elles encore possibles ? Et si elles le sont, quelle est la chimie de leur ciment ?

    Dans le monde que nous propose Beckett, il n'y a plus de place à l'espoir. Peut-être n'y en a-t-il même plus aux lendemains, ou alors immuables et dénués de tout accident.
    Probablement suite à une implosion décisive, tout alentour n'est que ruine et à son image, le bunker où les protagonistes sont confinés. La vie n'a plus cours même si comme le dit Clov, le domestique de l'aveugle Hamm, "quelque chose suit son cours". Un quelque chose qui ne dépend plus de soi mais dont on serait le jouet ou la victime.
    Si dans les histoires qu'invente Hamm, il ne se risque jamais à susciter la moindre lumière - celle-ci serait insupportable - elles ne sont pas dénuées d'humour. Dans le sens de la dérision et du cynisme. De l'indispensable distance. Pourtant la lumière existe, on a juste peur qu'elle nous brûle et on la farde.
    Selon le même procédé, les relations paraissent tenir, comme autant de rôles à assumer, par les fonctions sociales qui les sous-tendent. Maître/domestique, mari/femme, parents/enfant. Les personnages ne se livrent jamais à des élans trop ostensibles.
    On pourrait croire ces échanges purs chantages et codes, pourtant ils ne sont pas dénués d'amour. Et bien au contraire. Jamais une formalité ne dissuaderait Clov de prendre ses cliques et ses claques et de s'en aller crever ailleurs s'il n'y avait pas cet amour. Un amour réciproque. Mais craintif parce que blessé et dont on se méfierait comme de la pire des tares puisque malgré sa présence l'humanité a réussi à s'exterminer.
    De la même manière que ces couples qui s'aiment et qui s'entre-déchirent. Par béance de confiance. En eux. En la vie. En l'amour même.
    Quand l'espoir est mort, la confiance est éteinte. Et vice-versa.

    Ainsi l'amidon qui maintient encore ce maigre et fragile échafaudage n'est à mon sens rien d'autre que l'amour. Il survit au-delà des dépendances, puisque comme rien n'est à gagner plus personne n'a rien à perdre. Au niveau de son ego en tout cas. Même si c'est aux sursauts et réflexes de ce dernier qu'on assiste bien souvent.
    C'est cet amour qu'en tant que comédien j'aimerais trouver et donner à toucher derrière les masques de la peur et du mépris. C'est lui, cet ultime immortel qui transsude de l'ego qui est pour moi l'essence de cette pièce. Car rejeter une chose ne suffit pas à l'anéantir.


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  • 2 commentaires
  • Juste l'émission A l'ombre du Baobab.

    J'ai pas pu la réécouter tant j'ai trouvé ma voix insupportable m'enfin voilà. Pour la partie qui concerne Oedipe faut déplacer le témoin au moins au milieu de la barre.

    Gisèle Sallin est d'un professionnalisme exemplaire. Moi je fais ce que je peux.


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