• Theâtre et compagnie (2)

    Cet atelier de théâtre est prétexte à la rencontre. Nous savons juste que les Intrigants veulent créer Lysistrata et collaborer avec les arTpenteurs. Sous quelle forme ? C'est avant tout leur projet et nous sommes prêts à répondre à leurs attentes durant ces huit jours, pour autant qu'elles soient clairement formulées. Nous venons avec une boîte à outils d'exercices d'exploration sur le choeur et le jeu masqué en restant très ouverts sur le développement de l'atelier et la possibilité de travailler sur Lysistrata.
    Les questions fusent sur le choeur qui leur semble une notion très abstraite, et le jeu masqué, d'autant plus que nous travaillerons sans masque !
    Les ateliers se dérouleront chaque jour de 9h à 16h sauf dimanche. Nous abordons le travail sur le choeur théâtral par des exercices d'équilibre de plateau, de banc de poissons, de perception de l'espace. Très vite les acteurs comprennent l'importance de l'ouverture et de l'écoute de chacun, entrevoient la puissante présence d'un choeur relié, organique et sensible. Pour le jeu masqué, avec pour principe de base que le corps est lui-même un masque, nous ferons un tour par le "tréteau" et le premier voyage. Tout passe par une perception réelle du monde, de l'espace, de l'autre comme de l'imaginaire. Il n'y a pas de jeu sans sincérité. Une question un peu naïve posée par Clément : "quelle différence entre le jeu masqué et le bal masqué ?" a déclenché des réflexions très instructives : Le bal masqué appelle à l'illusion puisqu'on se cache derrière un masque pour ne pas être reconnu, alors que le jeu masqué révèle et met à nu ce que l'on porte en soi. La relation de jeu à deux ou en groupe sera mise en pratique par des lancers de bâton. Des exercices de confiance ou du chant vibratoire seront pour eux de véritables découvertes. L'un d'eux nous dira sa stupeur d'expérimenter qu'on pouvait faire vibrer ses fesses avec la voix !
    Et puis nous allons faire un tour du côté de Lysistrata avec les thèmes de la guerre, de l'affrontement, la provocation et l'insulte, la fanfaronnerie et le serment toujours sur fond de comédie. Des chants en lingala ou kikongo font écho aux thématiques. Quelques scènes sont esquissées avec le texte dans sa version africanisée renommée "La grève du sexe", que ce soit avec les choeurs d'hommes et de femmes ou des personnages. La scène la plus croustillante restant "l'allumage" de Chaulapin par sa compagne Dora qui au dernier moment s'esquivera après lui avoir fait promettre de voter pour la paix. Dans cette histoire, les hommes sont raides dingues et n'en peuvent plus (les femmes ne sont pas loin de craquer d'ailleurs) ; ils finiront par signer la paix.
    Nous conclurons le dernier jour par un montage de séquences chorales, chantées ou jouées en lien avec Lysistrata. Où l'on prend conscience d'un beau et conséquent chemin parcouru.
    Le retour est très positif. C'est fou ce que la soif de découvertes déclenche chez chacun une appropriation et une interprétation personnelle profondes du moindre exercice mis en pratique. Le choc des cultures est toujours enrichissant pour toutes les parties. L'accent a été mis sur la sincérité du jeu d'acteur, le corps, la voix et le choeur.

    Thierry Crozat

    A suivre


  • Commentaires

    1
    Mardi 8 Août à 10:20

    The question is slightly naive What is the difference between a disguised game and a masquerade? top resume writing services reviews & professional resume writers reviews Caused very instructive reflections: a ball - a masquerade is called an illusion.

     

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