• Jour III (4)

    Voici qui n'est pas réjouissant : si nous souffrons c'est de notre faute.
    Si nous sommes dans un pays en guerre c'est de notre faute ? Si un chauffard nous handicape à vie c'est de notre faute ? Si nous voulons le bonheur et sommes bouffés par l'angoisse c'est de notre faute ? Si nous crevons de faim c'est toujours de notre faute ? Si on nous viole à six ans c'est encore de notre faute ?
    Eh bien quelque part oui. En étant partie du fatras humanitaire oui. Si ce tas de gens procédait d'un esprit pur la plupart des maux disparaîtraient. Guerre - faim - chauffard - viol, dans la conscience du tous en un filerait à la trappe. Malheureusement il faut combiner avec l'esprit grippé de l'espèce. Et pourquoi donc cette espèce agit ainsi ? Parce qu'elle souffre. Et pourquoi souffre-t-elle ? A cause du dernier point qui intervient - souvenez-vous - dans le fonctionnement de l'esprit. A savoir la notion de préférence ; l'attirance ou l'aversion, le désir de prolonger une sensation agréable ou celui d'éviter à tout prix une sensation blessante.
    Comme c'est affligeant non ? On blesse pour refouler, éviter la blessure, on tue pour éviter la blessure, on viole pour éviter la blessure. Actes qui provoqueront des actes. Nous ne sommes pas les enfants de la liberté. Nous sommes fils et filles de la souffrance.
    Ce qui cette fois-ci me fait penser à Platon. Selon lui la liberté n'est pas de faire ce qui nous plaît mais au contraire d'être capable de ne pas le faire. Comme si la préférence était déjà l'indice de l'égarement. Et en effet pour le Bouddha un esprit pur ne préfère plus.
    Alors comment échapper à cette souffrance qui réduit voire annule toute notre autonomie ? D'abord il faut accepter cette réalité. Cette réalité de l'existence. Avec cela il faut comprendre le phénomène d'apparition de la souffrance pour être capable de l'observer et d'en déceler le mécanisme. Puis en tirer les conclusions.


  • Commentaires

    1
    Mardi 8 Août à 10:21

    That is, the notion of preference, attraction or aversion, top ten perspective creative professions the desire to prolong a pleasant sensation or that avoid at all costs a harmful feeling.

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