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Je contemple des débris sur la moquette
Je contemple des débris sur la moquette.
Tête éclatée !
Mais c'est le monde qui a volé en éclats !
Partout des débris et des fragments
fragments de crâne fragments de miroirs de pendules
fragments de mon être
fragments...
Eclaboussures de cervelle
contre les murs...
Fin du cauchemar !
Je t'aime !
Brisures ! fêlures !
Ne cours pas si vite !
Que fuis-tu ?
Reviens !
Laisse-moi te contempler encore sur cette moquette
qui a gardé la fureur de ton corps dans ses plis.
Laisse-moi encore dévorer tes vers luisants
ceux qui s'écoulaient de tes narines
de ta bouche
de ton sexe
grappiller entre les poils de ton pubis qui se dresse
les poux de ton plaisir.
Pourquoi cours-tu si vite ?
Qu'est-ce qui est si loin ?
et si proche de ta vérité ?
De qui est-ce que je parle ?
Toile lacérée de coups de couteau !
Poème au ruisseau !
Statue brisée !
Mon amour !Vital Bender
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