• Et proche et si loin de tout de toi

    Et proche et si loin de tout de toi
    proche de ce premier geste tendre
    et si loin de ces côtes...
    Quand le brouillard mangeait nos heures nos désirs nos fragrances bleues.
    Proche de tout de rien
    et si loin de nos façons d'être...
    La nuit et ses corolles indifférentes
    ses longs couloirs de porphyre.
    L'aurore et ses poignards étincelants
    qui tranchaient nos caractères
    et les découpaient en morceaux.
    Et il faudrait encore renaître
    faire à nouveau le tour des êtres et des choses
    pour mieux s'en détacher.
    Il faudrait plonger dans la tourmente
    sans un regard en arrière
    sans un signe à personne...
    Tes yeux !...
    Tu ne les ouvres plus !
    Sous tes paupières !...
    Dors !
    Si proche de la nuit fraternelle...
    Si proche
    du sommeil des pierres...

    Vital Bender


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