C'est un jour comme un autre.La mère de ces petits enfants (elle a perdu la raison) du matin au soir lance des morceaux de pain à des oiseaux imaginaires.Un homme sur un banc ne la quitte pas des yeux.Fait semblant de lire le journal de la veille entre...
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Je sors d'un café en ruinelaissez-moi je n'ai plus de troncplus de têteje vacilleme désagrège lentementdans la lumière très doucetrès pure.Le monde autour de moipoursuit tant bien que malson extractionhors de sa béance rouge.Je l'ai poussée cette portecomme...
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Le feu atomise l'espacenous avons des os des viscèresde longs poils en toutes saisonsdes écailles pour capter la lumière.Nos enfants jouent avec des têtes de mortsqu'ils lancent pour faire tomber des quillessur une passerelle flottante.Le feu consumait...
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J'ai écrasé le chiendans le cendrierla cigarette aboie tristement.Ta main fixe écarte un rayonsous les feuillessous des lambeaux d'heuresta main qui savait aussi se fondredans le paysageété comme hiverquand je hurlais à la mortpour conjurer cette obsession...
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Mais aucune page ne restera indéfiniment vierge.Les chevaux piaffent d'impatience à divers points de cet horizon quadrilléet dans une marge fictiveet dans chaque petit carreaubrilleune constellation d'yeux porcins.Le poète écarquille les yeuxallume une...
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Crépitent les neurones dans une boîte qui ressemble à une boîte crâniennemais qui n'est qu'une boîte ordinaireen fer-blanc.Les neurones sont des haricots secsà faire tremper dans de l'eau béniteou dans de l'absinthe.Chantent les os des squelettes oxydésxylophone...
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De la narine gauche de l'épousée coule un filet vertde sa bouchede ses tympansla nuitles oriflammes...Cérémonie nuptiales'achève en papillonssous la lampe cochère.Symphonie clouée à son tempsloin très loin sous terreembaumement forcéde vivants et de morts.Trois...
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Tout se confond, là : tranche de gâteau sur le parquet, reflet d'un visage oublié dans la baie vitrée du salon, le domaine des fleurs et celui de la raison, cette tapisserie vaporeuse qui pend d'un pont et l'eau qui gronde et nous éclabousse sans que...
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Après les marchandages incessants et les joies naïves - femmes dont l'obstination à se soustraire à toute volonté extérieure... femmes dont l'action perce les fumées, espace la durée après ceci ou cela en des lieux que nous avons toujours ignorés ou tenus...
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Quelqu'un vient mais il m'est difficile d'imaginer sous ce chapiteau une pensée commune. Je perçois toujours plus loin l'image du pendu que je serai. Mais je serai un pendu joyeux, me balançant sans heurt au bout d'une corde de violoncelle sous des frondaisons...
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