Part de nuit, part de rêve... Part de toi. Qui m'est due et que je revendique. Comme je revendique la poussière. L'enfer... Ou le paradis recomposé pour tes beaux yeux. Toute la douleur humaine concentrée en une seule secousse. Le cycle des départs, des...
Lire la suite
Premier papillon de l'année derrière la vitre, reflet du globe lumineux : présage qui m'entrouvre tous les confins. Dans une chambre sans murs, sans fenêtres, un enfant regarde la mer et son émerveillement est pareil à ce reflet, à ce voltigement effaré,...
Lire la suite
Mon amour...(C'est peut-être la première fois qu'un poème commence par ces mots : mon amour...c'est peut-être aussi la dernière...)Il est encore trop tôt.Les mots sont bien trop friables.Les mots sont des débris d'écorcesflottant à la surface de nos désirs.A...
Lire la suite
Miroirs brisés.Plus le souci de vivre.De compter les heures qui tombentdans un bol rempli à ras bordd'eau de vaisselle et de larmes.Plus le souci de rien :les étoiles filantes dans leur gangue bleueles visages derrière leurs barreauxles souvenirs comme...
Lire la suite
Tout ce bois mort pour rien.La chaleur se vit dans les tripes.J'ai l'abdomen fugaceet la langue de bois vert.Déflagration !Chapeau de travers.La vie se mord la queue.La vie...J'éternue.Un souffle attise le brasier.C'est toute ma vie qui part en fumée.La...
Lire la suite
Encore une nuit sans fermer l'oeil.Des mégots partout jusque dans mon litjusque dans mon ventre.Les clopes je ne les fume plus je les avale vivantes comme ces petits vers qui grouillent à l'intérieur de ma pensée.Il fait déjà jour.Je lâche un gros pet...
Lire la suite
L'autre matin (c'était hier ou un autre matin)les rues empestaient l'égout des bouches et des lèvres inutilesles passants réverbères allumés réverbères éteints allumésclignotaient dans le brouillard buée des bouchesdes bouches d'égoutet des lances d'incendie.Un...
Lire la suite
Le spectre de nos amours sous son voile flottantdanse pour mes yeux et pour les yeux des humainsincompréhensibles humainsqui ne savez déceler au-delà de cet horizon de teinture mortel'éclat de ce visage et cette bouche et le cri de cette bouche qui prend...
Lire la suite
Ce qu'il faut d'ombre bleue et blanche d'ombre diaphane tout de mêmepour masquer ce visage poupinsurgi d'une fente de la terre.On ne voit que lui sur cette plainelui et son reflet d'émailsa carapace de malheurs sans précédent.Il appartenait à un homme...
Lire la suite
Dans le cratère de ta chevelure dénouéeun oiseau chante à tue-têteun musicien ronge son freindevant un verre vide.Il regarde son violoncelleballotté par les vaguesil écoute l'oiseau menteurlui susurrer à l'oreilleque le monde est beauque la lumière reviendraavec...
Lire la suite