On sait que c'est la résistance qui crée la souffrance.
On le sait.
On sait qu'il suffirait de lâcher prise. Tout simplement cesser d'y penser. Penser plutôt à la neige, au courant continu alternatif, aux terrassements industriels, aux échecs, à la règle de trois, à Jésus.
Respirer à grandes goulées pour expulser bien loin à l'extérieur cette petite boule de douleur à l'intérieur.
Mais quand la clé du lâcher prise est au coeur de la souffrance et que dans notre insouciance (celle-là propre au lâcher prise justement) on a oublié d'en faire un double...
Ou quand en s'abandonnant aux inclinations naturelles d'un instant de vie on se trouve dans la nécessité d'y résister...
Quand le lâcher prise implique la résistance...
Qu'est-ce qu'on fait ?
On ponce donc on est ?