Météo-Suisse est décidément d'une précision remarquable : déjà dix centimètres de neige. Et ça continue. J'espère qu'ils seront tout aussi pertinents pour la suite de leurs prévisions : éclaircies à la mi-journée et améliorations croissantes sur les jours...
Au matin le temps est couvert et je tourne en rond, ne sachant que décider.J'avais d'abord l'intention d'atteindre les 2997m du Trubelstock avant de regagner l'emplacement de ma tente... Et puis merde, on est en juillet, qu'importe la pluie.Finalement,...
L'eau suit son coursElle suit souvent son coursC'est si paisible un litSi tranquille de s'écoulerBercé par ses propres vagues La jeune fille suit son coursElle suit de l'eau le coursAu bord de son litC'est si tranquille d'écoulerTant d'heures en pensées...
Une mouche dans l'oeil gauche :il l'écrase d'un coup de poing.Il ne sait pas encore que ce bourdonnement obsédant provient de ses nerfstout comme il ignore la raison qui le pousse à cracher sur son miroircomme on quitte la femme qu'on aime au moment de...
Alors il y aurait un pôle de cristaltintant sous la caresse des morts qui rôdentun lieu d'ardentes paupièresoù le râle des agonisants s'achève en notes cristallines.il y aurait la mémoire de cristalun chant un seul contenant toutes les émeraudesles souvenirs...
Mon amour...(C'est peut-être la première fois qu'un poème commence par ces mots : mon amour...c'est peut-être aussi la dernière...)Il est encore trop tôt.Les mots sont bien trop friables.Les mots sont des débris d'écorcesflottant à la surface de nos désirs.A...
Le spectre de nos amours sous son voile flottantdanse pour mes yeux et pour les yeux des humainsincompréhensibles humainsqui ne savez déceler au-delà de cet horizon de teinture mortel'éclat de ce visage et cette bouche et le cri de cette bouche qui prend...
J'ai écrasé le chiendans le cendrierla cigarette aboie tristement.Ta main fixe écarte un rayonsous les feuillessous des lambeaux d'heuresta main qui savait aussi se fondredans le paysageété comme hiverquand je hurlais à la mortpour conjurer cette obsession...
Les jours se sépareront des jours par plaques blanches dans un déferlement de poussières radioactives (si cela avait lieu, nous hurlerions de joie !) Les jours se morcelleront comme de la diatomite sous les rayons laser et tout redeviendra comme avant,...
Parle-moi de tes aventures nordiques, de tes aurores boréales, de tes yeux bridés, du soleil levant, de ces danses de homards sous le moletonné de tes rhododendrons...Parle-moi de ce poivre et de ce sel, de ce qui nous laisse un peu entrevoir notre finitude...
Si loin en mer, fanée (pétales), et les poissons qui font la ronde autour de ta tige de campanule tandis que je m'enivre de ton absence, imagine cela : assis sur un nuage au milieu du désert - les chrysanthèmes frissonnent dans le vent tiède, les dunes...
L'enfance ébahie court après des résidus d'astres en fusionl'enfance éternelle en orbite autour du soleil dé à coudrel'enfance des boutons d'or et des filets de résine.Je vous demande un peu : l'enfanceéclaboussée de vermine et de pétrole !là : sur le...
Chute du soleil dans le caniveau- c'était un rêve -le soleil s'accroche désespérément à un membre qui flotteun membre de femme sans doute :on le reconnaît à ses doigts crochuscrispés désespérément sur une boule de verre ou de feucrispés désespérémentsur...
Puis j'eus soif.J'avais fait le deuil de l'eaude la neige qui fonddes larmes sans retourle deuil des torrents et des sources.Un visage grimaçantun reflet sans supportune longue tige d'heuresdes yeux embuésdont aucun ne m'appartient.Une certitudeune autre...
Puis le vide m'apparut plus beaupuis l'instant m'apparut plus clair.Je regardais les oiseaux les grands oiseaux contrits tournoyer autour de visages qui se comprenaient sous leur masque éternel.Je voyais des lances dans le cielmonter et descendre parmi...
Solitude de l'artistedu paria du maudit...Vincent je te rejoins sur ton île flottante.Les yeux de tes pinceaux me regardent si fixementque mon être se dissoutcomme un peu de couleur dans l'eau claire.Fétu fragment poussièredans la tourmente purificatrice...L'eau...
Longtemps j'ai songé à t'offrir - pour toi ou pour ton regard qui semblait si vide - l'éclat et la tiédeur de la première neige pour la peau et pour les yeux mais tu détournais les tiens en riant ou en te forçant à rire et je ne songeais plus à rien qu'à...
Quand la voix claire a résonné dans ce couloir qui n'a pas de finle poète a ouvert lentement les paupières et il a vu - oh il a vu tant pis si vous ne le croyez pas ! ...il a vu la femme originelle enfanter le soleil de sa bouchela tempête se lever entre...
Comme je n'arrivais pas à me motiver pour partir, j'ai avalé "La cinquième montagne de Coelho". J'en parlerai dans lité-raclure. Puis vers 16h, le brouillard s'étant bien dissipé et le soleil paraissant rentré de vacances, j'ai enfilé mes chaussures encore...
Je contemple des débris sur la moquette.Tête éclatée !Mais c'est le monde qui a volé en éclats !Partout des débris et des fragmentsfragments de crâne fragments de miroirs de pendulesfragments de mon êtrefragments...Eclaboussures de cervellecontre les...
Encore un ventre à explorer, demain, un ventre chaud. Couloirs sans issue qui montent et qui descendent, labyrinthe cher aux poètes de la nuit carcérale et à leurs amours inavouées, inavouables, qu'ils tiennent en laisse (fantômes) jusqu'à l'heure du...
Je sors d'un café en ruinelaissez-moi je n'ai plus de troncplus de têteje vacilleme désagrège lentementdans la lumière très doucetrès pure.Le monde autour de moipoursuit tant bien que malson extractionhors de sa béance rouge.Je l'ai poussée cette portecomme...
Tout se confond, là : tranche de gâteau sur le parquet, reflet d'un visage oublié dans la baie vitrée du salon, le domaine des fleurs et celui de la raison, cette tapisserie vaporeuse qui pend d'un pont et l'eau qui gronde et nous éclabousse sans que...
Dans la tête du promeneur du promeneur égaré qui longe une écluse morte sous la pluieune heure vient de sonnerl'heure de tous les crimes de tous les abandons.Il se baisse saisit une pierre et la jette dans l'eau noirerépète le même geste jusqu'à ce que...
Oh tous ces suaires flottant sous l'eau, ces embrassements spectraux dans le lit des rivières sous les arbres qui penchent comme de lointains ancêtres et qui vont se déraciner soudain pour boire ou pour s'enfuir mais la terre exsangue les retient, ils...