Le poète regarde le ciel
Et il remarque qu'il est vert
Comme les yeux de cette femme
Le poète devine ses seins
Derrière l'étoffe que supporte
La pâleur de ses épaules
Le poète écarte les branches
Pour mieux voir le soleil
Pour mieux sentir sa chaleur
Et sans aile pour le porter
Sans amour pour le trahir
Lentement prend son envol
Pour mourir un peu plus haut
Pour mourir un peu plus beau
(Tableau de Jean-Pierre Fruit)