La transparence se vit de l'intérieur. Déambuler le long de sombres couloirs en ruine appelle cette trouée de jour qui saille au gré des voûtes prêtes à s'écrouler au moindre déplacement d'air (qui provient lui aussi du fond des tripes). Patauger dans la glu des heures immobiles avec l'illusion de savoir voler et voler à coup sûr. Non ! assez de ces baies opaques ! de ces murs à travers lesquels retentissent les supplications des condamnés à vivre à tout prix ! La nuit est le domaine suprême. Il n'y en a pas d'autre... Silence ! Qui vient ? Quel pas sonne sur ces dalles froides au-delà desquelles reposent les reliques des vivants qui soupirent ? Les morts veillent et ricanent. Les vivants dorment. Et la nuit est si belle. Si belle... Oubliez-moi !
Vital Bender