Dernièrement une amie que je vois peu mais que j'estime beaucoup a été surprise que je fasse une différence entre l'amour propre et l'estime de soi :
Ouais énorme différence. - J'ai répondu. -
Pour moi l'amour propre freine et l'estime de soi stimule. En agissant par amour propre on croit donner mais on prend (ce qui a dû être mon système de fonctionnement la majeure partie du temps, et le sera encore j'en ai bien peur) alors qu'avec une vraie estime de soi on n'a plus besoin de recevoir (ni de donner d'ailleurs) ce qui fait que quand il a lieu le don devient authentique. Du moins c'est ce que je pense.
En fait j'irai encore plus loin et dirai que l'estime de soi et l'amour propre s'opposent et même davantage, ils s'excluent. L'amour propre croît au détriment de l'estime de soi - et inversement - et comme l'amour propre est insatiable, en pensant nourrir notre estime de soi mais poussés par notre amour propre nous ne faisons que tenter de rassasier ce dernier. En vain bien entendu. L'amour propre a besoin de gratifications permanentes.
L'amour propre rend dépendant.
L'estime de soi libère.
Maintenant le tout est de savoir lequel des deux nous pousse à agir... Quelle est l'impulsion secrète de nos actes ? Et pire : de nos aspirations et de nos rêves ? Sauver le monde est-il toujours plus noble que le bête désir de s'enrichir ? Et écrire ? On écrit pour soi ou pour les autres ? Parce que ça nous nourrit en soi ou parce qu'on espère que le miroir des autres nous apportera quelque périssable manne ?
Voilà... J'avais envie de proposer la réflexion qui a précédé au plus grand nombre mais je ne sais pas si c'est l'amour propre ou l'estime de soi qui m'a déterminé. ?
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