Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
Depuis le 08-03-2007 :
435014 visiteurs
Depuis le début du mois :
10811 visiteurs
Billets :
340 billets
De tout ce qui existe nous sommes les seuls à nous interroger sur l'origine des choses. Les animaux suivent leur instinct ; le plus fort domine et le perdant observe son maître copuler à tours de reins. Servir à la subsistance de ses prédateurs est une chose naturelle à laquelle il faut se soumettre et dont on retarde seulement le plus possible l'échéance. Les planètes suivent leur mouvement, soumises à la logique des lois physiques.
Et là au milieu, l'être humain est tiraillé entre cette présence physique au monde et la conscience de sa prochaine et inéluctable disparition. Est-ce cette capacité d'appréhender notre fin qui nous rend capables de penser Dieu ?
Lesquels ont le plus de chance ? Ceux inertes et chimiques, ceux qui existent parce qu'ils existent ou ceux qui ne peuvent se contenter d'exister sans raison supra-sensorielle ?
Nous pensons mais la première question que nous nous posons c'est pourquoi. Nous n'avons ni n'aurons jamais de réponse concrète et pourtant il faut bien que nous existions pour une raison qui échapperait à la réalité terrestre, que nous concluions tôt ou tard à l'existence d'un Créateur vers qui il nous faille aboutir.
Et c'est à cet instant précis que nous avons le culot de nous imaginer supérieurs aux êtres qui subissent leur état (nous pourrions croire ne pas subir).
Pourtant ceux qui ne pensent pas ne pourront jamais avoir tort.
Publié par libou à 18:57:26 dans psaum-ades | Commentaires (0) | Permaliens
"Celui qui sème le vent récolte la tempête."
Il me semble que tout le message des psaumes, jusqu'à maintenant, est basé sur l'attente de la vengeance, du jour où les impies seront accablés de leur propre mal.
Ainsi les justes doivent supporter les affronts car Dieu veille au grain et les vengera dans le feu du ciel.
En fait, on y prône une attitude fatalement optimiste. "Fais ce que j'exige, tu n'as pas à te poser de questions puisque je te dis que tu as raison et que tu seras vainqueur."
C'est une préparation à la dictature... Où le "je" qui exige devient le "je" de l'autorité quelle qu'elle soit.
Si l'homme n'avait pas appris à penser ainsi (ou ne s'en était pas si facilement accommodé) peut-être qu'il n'y aurait jamais pu avoir de dictature ou même d'esprit nationaliste.
S'il n'y avait pas eu de "peuple élu" il n'y aurait peut-être jamais eu d'holocauste. Un Dieu qui ne préfère pas ne suscite point de jalousies. L'Ancien Testament ne semble qu'entretenir le malentendu. Les principes clairs automatisent. Alors que le mot de Descartes me paraît ici judicieux : "Tout ce qui est extrême est forcément faux."
Par respect pour l'intelligence humaine, tout ce qui se crée actuellement devrait provoquer l'interrogation. Tout nouveau battage médiatique devrait provoquer l'interrogation.
Rien ne peut être affirmé car rien n'est sûr et c'est le manque d'arguments qui nous conduit aux mains.
Rien n'est établi et surtout Toi ne peux le nier.
Peut-être que Tu existeras vraiment lorsque Tu seras vivant dans nos coeurs plutôt que dans le Livre.
Peut-être que Tu es nous et que nous ne pourrons être Toi que lorsque l'impossible sera réalisé, que dans l'Universalité...
Publié par libou à 16:42:19 dans psaum-ades | Commentaires (4) | Permaliens
Tant de détresse.
Tant d'attentes.
Tant de doléances.
Tant de remises en question de convictions jamais adoptées.
Et le combat du plus fort.
Et la crainte de l'échec.
Et la volonté d'avoir raison.
Contre qui ?
Ne sont-ce pas nos frustrations que nous imputons à l'autre ?
L'inaptitude à simplement être soi ?
Publié par libou à 09:25:20 dans psaum-ades | Commentaires (3) | Permaliens
Et hop ! Retour en 1994 avec la suite des aventures de "René-Claude téléphone maison..." :
"Leibniz, Claudel, Calvin...
Si tout est pour le mieux. Si les méchants servent les meilleurs pour qu'ils le deviennent toujours davantage. Si tout est écrit sans que personne ne puisse s'y dérober...
Si tout cela était vrai, pourquoi les méchants mériteraient un traitement différent des gentils. Tous ne sont-ils pas issus de Ta volonté ? Et les méchants sont-ils moins tourmentés que ces autres qui combattent les ronces qui masquent tes desseins ?
Je n'en suis pas sûr du tout, surtout si nous nous fions à la logique des effets et des causes. Les méchants (même si le terme est évidemment relatif tant l'homme est versatile) ont leur raison et même si cela ne les excuse en rien, le fait est indéniable et sans méchants il ne peut y avoir de gentils.
Comment Toi, Véhicule d'Amour et de Paix peux-Tu dénigrer certains êtres au profit de certains autres ? Comment pourrais-Tu simplement préférer ? Ta perfection n'est pas monarcale ! Même en nous classant sur une échelle du respect des principes ; comment ? Je ne comprends pas Ta géométrie. Nous ne pouvons sans doute pas être parfaits sans comparaison, sans contact... Aurais-Tu Toi aussi cheminé ? Toi aussi commis des erreurs ?"
Publié par libou à 17:24:23 dans psaum-ades | Commentaires (2) | Permaliens
Dimanche de courbatures comme témoignage de l'excellente journée passée hier. Mathieu était le premier de mes amis Amis à se marier. Et c'était une fort belle convolée. Déjà eux étaient magnifiques...
Justes et touchants.
Je vais donc profiter de ma phase de récupération pour replonger en 1994 à la rencontre de mes psaumes.
"Pourquoi est-il si difficile d'avoir la foi ? Un simple mot qui induit une indubitable croyance. Souviens-toi, apôtre Thomas quand enfants nous te méprisions presque lorsque l'histoire de ton incrédulité nous était rapportée. Nous ne comprenions pas que tu aies pu douter, toi, disciple de Jésus. "Cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi." Si simple, deux lignes, une parole, une parmi celles qui constituent le Livre. Une seule, si simple et si contradictoire. Une seule mais de laquelle toutes les autres dépendent. Comment respecter les préceptes d'un être fabuleux ? Même si on T'admet une autorité vindicative, comment craindre une personne à laquelle nous ne croyons pas ? Et moi, suis-je un homme de foi ?"
Publié par libou à 19:22:18 dans psaum-ades | Commentaires (7) | Permaliens
Commentaires