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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Victor Jara | 07 juin 2008

fs

Victor Jara est mort quelques mois après ma naissance. Je me souviens avoir entendu cette histoire d'un musicien à qui on avait demandé de jouer de la guitare après lui avoir coupé les doigts. Tout ceci avait glissé dans les espaces de l'oubli jusqu'à ces derniers jours où sans le savoir c'est lui que j'entendais en cours de montage de chapiteau. Il nous arrive d'écouter quelques disques en travaillant à la bonne marche de notre tournée de Peer Gynt. Cette voix à la fois puissante et pure m'est allée droit à l'interne. Comme ces choses qui se passent sans qu'on y prête garde. Comme l'amour qui nous surprend à gauche quand on regarde à droite.

Depuis il tourne en boucle. Et ce sans saisir plus de trois mots d'espagnol. Et même sans sa poésie, parait-il remarquable, il est vrai qu'il peut déranger. Il trimballe derrière ses notes une telle charge émotionnelle que beaucoup peuvent la trouver insupportable, les enfonçant dans une mélancolie rare.

Victor Jara est de ces artistes engagés qui portent en eux le moteur de leur lutte. Il nous confronte à ce vide qui nous grignote et que nous fardons de mille artifices. Mais il a le mérite de nous y confronter. Il a le mérite de nous empêcher de tricher. Il nous tend ce vide comme on nous tendrait un miroir. Parce qu'il le connaît suffisamment pour savoir qu'en prenant la peine de s'y arrêter on ne peut y tomber puisque déjà nous nous y trouvons. Parce qu'il sait que ce vide est plein mais que cette plénitude ne peut être appréhendée que par le courage de l'insistance. Comme dans le noir total, nos yeux finissent par laisser naître les formes. Comme dans le noir total, des moyens à inventer nous permettent d'en découvrir les trésors. Ou mieux : leur essence.

 

Publié par libou à 15:05:13 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |

C'est beau un Maximilien quand ça remonte le moral | 19 mai 2008

Si j'étais un homme d'église je dirais : Apprendre à lâcher prise mon cher René... apprendre à lâcher prise.

Mais les hommes d'église sont des cons

A force de dire ce genre de conneries

Eux qui n'ont jamais baisé une fille

Alors je ne le dis pas.

Si j'étais un psy je dirais : Vous souffrez d'un crise post-trentaine typique, l'envie de purifier vos rapports relationnels, votre vie, votre rapport au bien-être. Les signes d'un vieillissement que vous commencez à sentir et qui vous devient difficile.

Mais les psys sont des cons

Eux qui n'ont jamais baisé une fille... sans y penser

Alors je ne le dis pas.

Et enfin, si j'étais un ami je dirais : Mais René-Claude mon ami, ne te fais pas de bile, des filles pour nous, il y en a plein, on finit quand même par tout oublier tu sais... Et puis elle ne devait pas te convenir, sinon ça se serait passé autrement... Arrête de chialer maintenant et viens, je te paie une bière au bord du lac...

Mais les amis sont des bons

Eux qui n'ont jamais baisé un homme

Alors je le dis.

Publié par libou à 23:52:55 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |

Insupportable | 01 avril 2008

Pourquoi du porteur ou du porté c'est le porté qui symbolise le pouvoir ?
Il suffirait d'un coup d'épaule pour que son pouvoir soit renversé. Même si le porteur semble bien écrasé par le poids d'un tel pouvoir...

En quoi donc la position de porté confère-t-elle de la force ?
Elle en nécessite une bien moindre que le porteur...

Le porteur a le pouvoir de renverser, il a la force de porter et pourtant c'est toujours le porté qui symbolise le pouvoir. Pourquoi ?

Parce que le pouvoir c'est d'être porté en triomphe ?
Parce que le pouvoir c'est d'obtenir droits et privilèges ?
Parce que le pouvoir c'est d'accepter de se mettre en position de faiblesse, d'oser se montrer vulnérable ?

Publié par libou à 19:47:20 dans cot-cot-idien | Commentaires (0) |

Fass à face | 04 mars 2008

Publié par libou à 01:08:16 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |

msn connexion | 25 janvier 2008

Perdition arythmique avec mon ami Maximilien concernant entre autres le tableau ci-dessus :

- Tu as tout de même un imaginaire insoupçonné, même pour moi qui te connais tant :-)

- Mais l'imaginaire ça s'invente, ça n'est pas donné, je me force à inventer des formes nouvelles mais rien ne vient comme ça. Ca devient même assez cérébral d'échapper à sa facilité première. Tu connais ça dans ton job...

- Sauf qu'il faudrait éviter le cérébral justement. Où se tapit la facilité. Perdre sa tête.

- La Rosse (cf Patrick Rossier ) me dirait que c'est la facilité première qu'il faut travailler.

- Il n'a pas tort. Le truc de Picasso. Une vie pour désapprendre à dessiner.

- Mais la Rosse ne connaît que les complications cérébrales. En cela c'est parfaitement logique.

- La Rosse est rossée.

- Le max est musqué. Et emery est émé.

- René est rené.

- René sera oujours rené mais pour Claude c'est une tout autre histoire.

- Claudicante pourrait-on dire. Oujours tu dis ?

- Il y a des morceaux de beurre et de foie gras dans mon clavier. Ce qui a pour effet de bloquer ertaines ouches.

- Et le tout sans épinard. La rançon de la gloire.

- C'est juste mais le caviar ne bloque pas les ouches lui.

- Couches ou touches ?

- Touches. Le foie gras c'est la semi gloire.

- Un foie mi-gras contre un caviar surfin, c'est vrai que la concurrence est déloyale.

- On a beau avoir le foie, on se prend parfois à désespérer.

- C'est comme les lentilles qui donnent à rêver de caviar. Il y a toujours une compensation pour les pauvres ; un leurre.

- Le caviar avec une tartine au leurre...

- Hahahahahahhhahahaha !

- Qu'est ce qu'on rigole sacripan ! J'ai l'impression d'avoir 4 ans.

- Allez, je vais copier cette conversation sur mon blog.

- Ah ben ça va faire plaisir à feu Vital. Pour ne pas dire mort. Mord vite Al.

- Rien de plus sujet à la mort qu'un vital de toute façon.

- Non non pas pour moi.

- C'est parce que tu es rentré dans l'âge mord bide.

- Le problème des gens qui vivent plus longtemps, c'est qu'il n'y a plus personne pour les enterrer. Moi je veux mourir juste avant vous tous. Histoire qu'il y ait du monde pour me regretter. C'est pourquoi j'ai arrêté la course et que je fume plus.

- C'est regrettable :-)

- T'es mort ? Hahahahahhaha !

- Suis en train de recopier notre blabla. Faut faire avec ses moyens quand on n'a pas d'imprimeur.

- Un primeur n'est jamais frais longtemps. Laisse les fautes d'orthographe. Elles traduisent l'urgence immature de notre conversation. Pour ma part en tout cas.

Aparté : C'était déjà trop tard. Si il en reste elles sont involontaires...

- En principe si. Un primeur est toujours frais mais ses produits ne durent pas. Toujours frais mais immature.

- Plus le morceau est long, plus le con serre dure.

- Plus le con serre plus le morceau est dur... Bon faut trouver le mot de la fin. Faim. Qui soit plutôt caviar que lentilles.

- Bon je vais faire l'amour.

- Je te suis de concert.

- Bonne nuit sac à théâtre !

- Bonne nuit outre à pigments !

 

Publié par libou à 00:35:34 dans cot-cot-idien | Commentaires (1) |

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