Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Perdition arythmique avec mon ami Maximilien concernant entre autres le tableau ci-dessus :
- Tu as tout de même un imaginaire insoupçonné, même pour moi qui te connais tant :-)
- Mais l'imaginaire ça s'invente, ça n'est pas donné, je me force à inventer des formes nouvelles mais rien ne vient comme ça. Ca devient même assez cérébral d'échapper à sa facilité première. Tu connais ça dans ton job...
- Sauf qu'il faudrait éviter le cérébral justement. Où se tapit la facilité. Perdre sa tête.
- La Rosse (cf Patrick Rossier ) me dirait que c'est la facilité première qu'il faut travailler.
- Il n'a pas tort. Le truc de Picasso. Une vie pour désapprendre à dessiner.
- Mais la Rosse ne connaît que les complications cérébrales. En cela c'est parfaitement logique.
- La Rosse est rossée.
- Le max est musqué. Et emery est émé.
- René est rené.
- René sera oujours rené mais pour Claude c'est une tout autre histoire.
- Claudicante pourrait-on dire. Oujours tu dis ?
- Il y a des morceaux de beurre et de foie gras dans mon clavier. Ce qui a pour effet de bloquer ertaines ouches.
- Et le tout sans épinard. La rançon de la gloire.
- C'est juste mais le caviar ne bloque pas les ouches lui.
- Couches ou touches ?
- Touches. Le foie gras c'est la semi gloire.
- Un foie mi-gras contre un caviar surfin, c'est vrai que la concurrence est déloyale.
- On a beau avoir le foie, on se prend parfois à désespérer.
- C'est comme les lentilles qui donnent à rêver de caviar. Il y a toujours une compensation pour les pauvres ; un leurre.
- Le caviar avec une tartine au leurre...
- Hahahahahahhhahahaha !
- Qu'est ce qu'on rigole sacripan ! J'ai l'impression d'avoir 4 ans.
- Allez, je vais copier cette conversation sur mon blog.
- Ah ben ça va faire plaisir à feu Vital. Pour ne pas dire mort. Mord vite Al.
- Rien de plus sujet à la mort qu'un vital de toute façon.
- Non non pas pour moi.
- C'est parce que tu es rentré dans l'âge mord bide.
- Le problème des gens qui vivent plus longtemps, c'est qu'il n'y a plus personne pour les enterrer. Moi je veux mourir juste avant vous tous. Histoire qu'il y ait du monde pour me regretter. C'est pourquoi j'ai arrêté la course et que je fume plus.
- C'est regrettable :-)
- T'es mort ? Hahahahahhaha !
- Suis en train de recopier notre blabla. Faut faire avec ses moyens quand on n'a pas d'imprimeur.
- Un primeur n'est jamais frais longtemps. Laisse les fautes d'orthographe. Elles traduisent l'urgence immature de notre conversation. Pour ma part en tout cas.
Aparté : C'était déjà trop tard. Si il en reste elles sont involontaires...
- En principe si. Un primeur est toujours frais mais ses produits ne durent pas. Toujours frais mais immature.
- Plus le morceau est long, plus le con serre dure.
- Plus le con serre plus le morceau est dur... Bon faut trouver le mot de la fin. Faim. Qui soit plutôt caviar que lentilles.
- Bon je vais faire l'amour.
- Je te suis de concert.
- Bonne nuit sac à théâtre !
- Bonne nuit outre à pigments !
Publié par libou à 00:35:34 dans cot-cot-idien | Commentaires (1) | Permaliens
Sous l'option "Messages" de mon téléphone portable, il y a une une rubrique que je viens de découvrir, deux ans après son acquisition : "Modèles".
Ce sont en fait des messages types utiles pour les claudiquant de l'inspiration ou les malheureux souffrant du triste "touches elbow". La plupart de ces messages concernent le monde des affaires du genre : "Je suis en réunion." "Je suis occupé." "J'arrive à..." etc. Mais soudain au milieu de cet éventail de messages pratiques censés nous permettre de gagner un peu de ce précieux temps impossible à thésauriser, il y a "Moi aussi je t'aime."
Fascinant.
Est-ce à penser que cette réponse lapidaire et toute faite trouve sa place au milieu des expressions utilitaires parce que l'amour est une chose qui doit se travailler ? Qu'il se voit ainsi intégré à la frénésie professionnelle ? Qu'il se voit réduit à la formule ? Qu'il se voit, comme un travail fonctionnarisé, nettoyé d'effort et d'inventivité ? J'imagine la personne qui entre une conférence et un stress répond à un épanchement sincère par le secours de ce charmant modèle "Moi aussi je t'aime." ainsi libre de continuer sa course.
Ou est-ce à penser que celui qui s'épanche ne le fait que pour obtenir une réponse rassurante et que du coup celle-ci ne mérite pas une bien grande attention. "Mais oui mais oui... Moi aussi je t'aime. Allez ! T'es gentil(le). A ce soir hein !". Style tapotement sur la main ?
Ou est-ce un message subliminal du fabriquant qui insidieusement nous glisserait qu'avec une telle acquisition nous aurons tant d'aimant(e)s qu'il nous faudra ce modèle pour donner le tour ?
Je ne sais pas.
Etrange.
Publié par libou à 23:48:03 dans cot-cot-idien | Commentaires (5) | Permaliens
Suis tombé amoureux d'un ornithorynque.
Va falloir que j'apprenne à nager...
Publié par libou à 00:28:59 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) | Permaliens
On rencontre parfois de ces instants, que certains lieux révèlent, où on se sent pénétrés par le temps. Où il paraît que les frontières ténues nous séparant du passé ou de l'avenir ont cédé. Où, le présent contient soudain toutes les époques. Où on peut presque les appréhender d'une manière aussi concrète que ce lieu qui les as laissées naître.
Dans ces cas-là on reste calmement à se laisser traverser par toutes ces mémoires, on les déguste et on mesure la vanité de nos existences.
C'est un bien étrange bien-être que celui de ces instants-là.
Mais aujourd'hui, à la différence des fois précédentes (et c'est déjà un phénomène plutôt rare), j'ai eu le sentiment que ce bien-être n'avait été provoqué par aucun lieu particulier, qu'il ne venait pas de l'extérieur mais de l'intérieur. Tout à coup, je me suis senti hors du temps... ou plutôt dans tous les temps. Sans époque... ou plutôt de toutes les époques. Et ce sentiment m'a accompagné une bonne partie des errances de mon après-midi.
Tandis que je déambulais dans Vevey. Tandis que je mangeais au restaurant Beau-Rivage. Tandis qu'à travers les carreaux salis et les remugles du nouvel an je contemplais ce paysage intemporel, ces gens en noir et blanc, ces arbres hologrammes.
Tandis que je pensais à toutes ces vies que j'ai oubliées et qui me constituent...
Publié par libou à 21:10:25 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) | Permaliens
Bon ben... Bonne et heureuse quoi.
Publié par libou à 17:28:32 dans cot-cot-idien | Commentaires (3) | Permaliens
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