Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Rechercher

Compteur

Depuis le 08-03-2007 :
435014 visiteurs
Depuis le début du mois :
10811 visiteurs
Billets :
340 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

L'imaginarium du Dr Parnassus / 2012 | 07 décembre 2009

Faudrait comme pour mon précédent cinémoi suffisamment m'étendre sur un premier film pour ainsi éviter d'avoir à parler du second (quoique ça se soit fait par hasard). Je pourrais aussi en rayer un de mon intention. Il n'a jamais été question de causer de tout ce que je vois. Suffisamment de contraintes en ce bas monde pour savoir éluder celles qu'on peut éviter. Mais je trouve intéressant de poser ces deux objets face à face. Tous deux usent à qui mieux mieux des procédés numériques. Le premier pour réinventer un univers, le second pour accroître son réalisme eschatologique. Le premier pour servir un scénario, le second pour le rendre caduque.

Terry Giliam nous emmène dans une écriture alambiquée, échafaudée selon les procédés du conte mais où tout ne se résout pas de façon aussi linéaire. Les pistes se brouillent au fil du récit. Et il met à mal les rassurantes classifications hollywoodiennes : d'un côté les gentils et de l'autre les autres. Il fissure tant et si bien les apparences qu'il ne reste rien de bien ragoûtant au niveau des motivations des protagonistes. Chacun semble bien être le résultat de sa volonté, de son ambition ou de son passé. La liberté ne resterait que dans sa capacité à gagner son indépendance. Un soupçon d'innocence me paraît résister chez le jeune apprenti du Docteur, sincèrement épris de sa fille. Au final le récit est dense et multidimensionnel, tout imprégné de cette folie caractéristique du réalisateur.

Si Terry Giliam peut parfois rendre sa musique un peu surchargée, Roland Emmerich par contre, ne joue que de deux cordes de tout son instrument. La sensationnelle et la sensible. Et s'il maîtrise la sensationnelle nous enfonçant indolents dans nos fauteuils où tous ces effets visuels nous écoeurent jusqu'aux baillements, la sensible est d'un quitch insupportable. J'ai ri à chaque effusion pour être aussitôt saisi de gêne vis à vis des comédiens. Comment jouer ça sans être risible ? Comment ne pas être minuscule, autant dans son jeu que dans sa condition d'être humain devant cette masse d'événements extrêmes. Seul le journaliste indépendant a une attitude tragique vraisemblable (en versant dans la folie). Impossible de gagner un oscar dans un film catastrophe. A moins peut-être d'être un génie. Tout juste possible de sauver sa peau (de comédien j'entends).

Publié par libou à 14:48:13 dans cinémoi | Commentaires (0) |

la belle et la bête de Cocteau à boire (sans soif) | 20 novembre 2009

Ernst Krenek pour deux raisons. La première parce que comme novembre son atonal travail a cette capacité de me balancer dans des états émotionnels contradictoires, tantôt dans le ping de l'angoisse, tantôt dans le pong de l'exaltation. La deuxième, et bien que cela n'ait rien à y voir, en référence à la Belle et la Bête de Cocteau. J'ai revu le film hier soir. Mais comme il s'agissait d'une version que j'avais téléchargée et que comme vous le savez on ne sait jamais vraiment ce que l'on télécharge le résultat n'était point accompagné de l'univers sonore de Georges Auric mais de celui de l'opéra composé en 1995 par Philip Glass. Musique d'une insistance un peu pesante à mon goût. Lors de sa création, le visuel était projeté avec ses sous-titres. Mon film en était exempt. Autant dire que s'il avait été chanté en Chinois je n'aurais pas fait la différence. Vous imaginez bien ma frustration, quelque peu remédiée aujourd'hui par quelques glanages de ci de là de par le web. Car que d'ambiguïté perdue sans les remarquables dialogues de Cocteau. Ambiguïté sans doute pas étrangère à l'étrangeté, au succès et à la pérennité du film. Principalement pour la figure de Belle. Évidemment l'interprétation est curieuse aujourd'hui, d'un mélo un peu comique. Mais l'équivoque des répliques ouvre des abîmes dans notre inconscient collectif de la femme-fille-mère-prude-dévergondée. Une Belle amoureuse de son bel Avenant mais qui sacrifie son amour au nom du père. Aurait-elle pu sans ce même esprit de sacrifice aimer la Bête au delà de sa laideur ? Ainsi son amour était-il véritablement désintéressé ? Même ses soeurs cupides et égoïstes auraient pu pour d'autres raisons éprouver de l'amour pour cette Bête-là... Bizarrerie qui tendrait davantage à démontrer que dans tout amour, c'est avant tout celui de soi qu'on cherche à travers l'autre.
A part ça, l'esthétique est splendide. Je repense à cette course de Josette Day (la Belle) à travers les couloirs et les escaliers du château. Ils sont rendus dans un ralenti qui par les mouvements de ses étoffes nous donne un sentiment d'envol... poétique.

Et là je suis bien content de voir que ce post est bientôt suffisamment long pour pouvoir évincer la dernière partie de mon titre. A boire. De Marion Vernoux. Avec Edouard Baer et Emmanuelle Béart. On m'avait conseillé ce film il y a deux ans quand je devais interpréter un alcoolique. Heureusement que je ne l'ai pas regardé avant qu'il ne soit plus que trop tard. C'est une comédie et ça justifie peut-être cet effet caricature. Pas à mes yeux. Ce film ne raconte plus rien. Il ne parvient même pas à faire rire. Ce qui est un peu dommage pour une comédie. Je pourrais m'en désoler quelques lignes de plus mais heureusement Cocteau a atteint mon quota. :-)

Publié par libou à 15:55:20 dans cinémoi | Commentaires (0) |

Michael Haneke : Le ruban blanc | 07 novembre 2009

Après le tohu-bohu  des publicités et des bandes annonces, le générique s'affiche sans musique enserrant la salle dans une torpeur gênée. Les croqueurs de pop corn ne s'intéressent pas au ruban blanc. Ils préfèrent l'artillerie lourde des productions hollywoodiennes. Ou alors ils ont sagement posé leur gobelet pour une occasion plus discrète. C'est à dire 2h30 plus tard après un tout aussi muet générique de fin.

La couleur est très vite donnée : un noir et blanc épuré rendant aussi bien l'époque que l'ambiance. Epoque pré-première guerre mondiale dans un village quelconque du nord de l'Allemagne encrassé pour toute ambiance dans la pesanteur d'un féodalisme tenace et d'un protestantisme étouffant. Rien ne manque : sévices tolérés voire recommandés par une éducation aussi intransigeante qu'injuste, inceste, mépris, humanité bafouée par la loi du plus fort. La seule qui prévaut en fin de compte. Dont les premières victimes sont les plus faibles, d'abord les plus pauvres et au bout de la chaîne évidemment les enfants. La peur règne omniprésente, entretenue par une cascade d'humiliations reproduites d'échelons en échelons du sommet au bas de l'échelle des privilèges.
Mais aux tréfonds de l'âme la haine sourd et cherche un exutoire. Le plus communément elle se retourne contre soi-même. Ce qui arrange et huile les rouages de cette société corrompue. Mais parfois aussi elle se reproduit vers l'extérieur par l'intermédiaire de ce seul langage qui semble connu : la violence.
Aucune respiration. Aucune transcendance possible ici. Haneke voulait dans ce film interroger les mécanismes qui ont nourri le fond humain nécessaire aux deux guerres. Et c'est conduit avec une intelligence et une finesse telles que le tout ne suscite que des questions. Rien n'est élucidé. Même pas les drames qui ponctuent l'intrigue. Si bien que c'est un film auquel on repense. Des indices nous apparaissent par la suite tant sur l'enquête policière que sur la misère d'une époque. Un chef-d'oeuvre.

Tous ces ravalements ont trouvé leur euphorique libération dans l'extrême violence des guerres mondiales. Que se passera-t-il quand le sud actuel, exploité, humilié et tu recrachera la haine qu'il accumule de décennies en décennies ?

Publié par libou à 13:42:11 dans cinémoi | Commentaires (0) |

L'incompris : Luigi Comencini | 04 novembre 2009

Et hop, un nouveau clip british. Sont incroyables tous ces gamins. J'ai apprécié l'allégorie que j'ai cru lire dans ce clip. On court de la naissance à la mort. Sortie du tunnel utérin, rencontres de mortels, puis seul face à sa disparition. Brusque. (Ils passent au metropop si jamais)

On m'avait conseillé "L'incompris" de Comencini, sorti en 1966. Je n'en avais jamais entendu parler. Ne savais donc pas du tout à quoi m'attendre. Quelle baffe ! Le scénario est impeccable, rondement conduit. Les dialogues sont splendides et le casting est parfait. Les enfants sont criants de vérité, les scènes joyeusement vivantes et le tout puissamment touchant. Et aucun de ces adverbes n'est de trop.

Suite à la mort de leur mère que nous apprenons au début, le père ne croit déceler qu'indifférence derrière les barrières que l'aîné a érigées pour juste moins souffrir. Le film enchaîne des quiproquos qui ne feront que confirmer les préjugés du papa. Pendant que chez le spectateur grandit un insupportable sentiment d'injustice. Pourtant le film n'est jamais mièvre et n'abuse point de sensiblerie. Même on rit souvent tant ces deux enfants sont justes et les situations cocasses.

De plus l'issue du film laisse nombre de questions sans réponse et on peut disserter longtemps sur les fonctionnements conscients et inconscients, la responsabilité des uns et des autres, les rapports fraternels et leurs limites.

Bref. Débrouillez-vous pour le voir absolument.

Publié par libou à 16:41:17 dans cinémoi | Commentaires (4) |

Ne fais pas l'enfant sous les feux de la rampe | 21 octobre 2009

A nouveau un peu de musique pour parler cinéma. Vieux cinéma déjà puisque le Dardenne dardeur d'amour est déjà sorti il y a plusieurs années. Mais il faut le voir. Je rechignais et repoussais toujours davantage le moment tant les plans rapprochés de la caméra à l'épaule de "Le fils" m'avaient éreinté. Point du tout au niveau de l'intrigue. Toujours pertinente chez les frangins mais bien au niveau du choix esthétique. Et j'avais pas envie de m'infliger ça avec "L'enfant". Mais ce film est un vrai petit joyau et Jérémie Rénier remarquable. Une symphonie à la rythmique parfaitement maîtrisée. Les temps sont étirés sur un fil d'où ils ne basculent jamais du côté de l'ennui. Que ce soit dans la durée des plans que dans celle de la progression dramatique. L'insoutenable légèreté du héros est passée au scalpel des réalisateurs avec on dirait davantage d'authenticité que ne le ferait un documentariste. C'est à la fois lourd et léger, tendre et agaçant. Et bien sûr si le héros finira par accoucher de sa conscience dans la douleur, laissant la morale sauve, le regard n'est jamais jugeant.

Et hier soir j'ai plongé encore plus loin vers les débuts du septième art avec le monstre des monstres. Je pense évidemment à Charlie Chaplin. J'avais vu "Les feux de la rampe" quand j'étais bien plus petit et n'en gardais qu'un souvenir très vague. Me souvenais d'une histoire d'amour, d'un mec qui se cassait la pipe dans la grosse caisse de l'orchestre et que la fin m'avait beaucoup fait pleurer. Il y avait bien tout ça mais aussi une fine pellicule de déception. Au début. Le doublage est bien entendu insupportable. Surtout les voix féminines. Mais ça ce n'est point la faute du Chaplin. Il n'a d'ailleurs commis aucune faute. Il interroge juste la gloire et la vieillesse, la vieillesse et la gloire. Il passe avec brio du muet au parlant car les discours un peu faits du début, ces hymnes à la vie et au courage se heurtent très vite à la difficile réalité de leur application. Ce qui sauve l'ensemble. Bien sûr je ne critique point Chaplin. Tout simplement parce que ce n'est pas possible. Il a tout inventé. Mais c'est le regard d'un spectateur blasé qui a plus de cinquante ans de cinéma dans le cortex. Ce qui ne m'a pas empêché de pleurer à la fin. Je n'ai toujours pas vu de clown plus touchant.

Après Fanfarlo, c'est au tour de Bombay Bicycle Club d'ouvrir un cinémoi. De ces géniaux Tommy à peine pubères qui vous pondent des ritournelles à l'accroche infaillible. Ce dernier, je l'écoutais avant d'aller jouer le Cléante du Tartuffe. Je tentais d'y puiser la joie et la légèreté qu'il me fallait.

Pour Oedipe je sais toujours pas quoi écouter...

Publié par libou à 19:08:36 dans cinémoi | Commentaires (0) |

1| 2| 3| >>

Tous les derniers titres