• Qui pleura amèrement sur les décombres d'un amour

     

    Qui pleura amèrement sur les décombres d'un amour (qui ?) comme d'autres s'extasient sur les débris d'un homard sur une assiette ?
    Un peu de terre et d'eau de pluie suffirait-il à entretenir ce souffle de vie en nos entrailles mises à nu pour la circonstance ?
    Ruisselet d'or sous des paupières
    embrasement chimérique oh
    fusion de nos vies de nos corps !
    Quels sont ces liens ? ces liens...
    Décrire ce chat (ses rêves son poil) sur le rebord de la fenêtre
    et crever d'un coup de sang ou de blues à l'intérieur d'une citerne à mazout qui suinte comme un anus de femme après les toutes premières contractions.
    Mais toute cette emphase finit par donner la nausée !
    Décrire ce dénuement secret (à peine pressenti)
    ce dédoublement de tout l'être au fond d'un puits ou sur une pente escarpée (et sans doute aussi ce panier de cerises...)
    Décrire ces liens... ces liens...
    Mais qui hurla sur la colline quand le train des oiseaux siffla dans la brume à midi moins le quart (oh qui
    donna à boire à la Samaritaine) ?
    Décrire aussi ces lieux (ces riens) ces saisons
    ces pierres entre lesquelles tressaute la baguette du sourcier
    ces constellations intérieures (au diable tous vos téléscopes !)
    et brûler ses dernières cartouches en dansant sur le ventre des vivants et des morts
    (des morts surtout)
    Et des vivants.
    Ainsi soit-il.

    Vital Bender


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