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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Attente | 31 décembre 2007

 

Se libérer de l'attente pour se libérer de la dépendance.

Etre honnête et sincère envers les autres ne garantit pas d'être honnête et sincère envers soi, mais au contraire peut contribuer au maintien d'un leurre.

Un leurre entretenu quant à la démarche de base, la situation originelle, le cadre d'expérience.

Voilà pourquoi la question de devrait pas être "Pourquoi dois-je vivre cela ?", mais "Le cadre qui permet cette expérience est-il vraiment celui que j'ai choisi en mon âme et conscience ?" 

Publié par libou à 13:30:13 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) |

Le Voyage d'Ulysse | 30 décembre 2007

Le 26, Ulysse, le fils d'une grande amie fêtait son 10ème anniversaire.

Sa mère avait organisé une sortie en cabane pour la circonstance. La cabane de la Dôle Rochefort , au-dessus de St-Cergue. Absolument magnifique et aux parages bien plus tranquilles que ceux des cabanes valaisannes en cette saison.

Comme il se trouve que mon amie maman d'Ulysse et son ami (à mon amie donc ; qui l'est bien moins pour moi, amie qu'il ne l'est lui pour elle, ami. C'est clair non ?) projettent une virée d'une année sur les océans de notre planète.

Comme il est bien connu que tout marin devient chanteur je lui ai composé une petite chanson d'anniversaire que nous entonnâmes lourdement (heureusement pour vous y a que les paroles) :

 

De Magellan à Marco Polo

De l'Atlantique au Pacifique

Toutes les sirènes des Baltiques

Se passent le mot : C'est un héros

 

Cheveux au vent, dent de Sextant

Il fend la brise et les océans

Le grand Ulysse, à la proue de son sloop

Ira sur l'eau ; ça c'est un scoop

 

Même pas la soif ni même la faim

Même pas la houle ni les ouragans

N'entameront son bel élan

Il les vaincra en un tournemain

 

Refrain

 

Les Vahinés sèment leurs fleurs

Les fiers Vikings aiguisent leur hache

Les Esquimaux préparent leurs soeurs

Car il arrive ; le Suisse sans vache

 

Refrain

 

Du lac Léman au lac Baïkal

De la mer Rouge à la mer Noire

On y verra flotter ses voiles

Dès qu'il aura largué les amarres.

 

Refrain

 

Voilà.

Mais en fait ce qui m'arrangerait bien c'est que quelqu'un veuille bien y poser quelques accords incomparables et inédits Clin d'oeil.

Publié par libou à 12:26:25 dans cot-cot-idien | Commentaires (1) |

Pré-suicidé | 29 décembre 2007

Comme je m'étonnais des récentes et nombreuses visites constatées sur ce blog, Maximilien hasarda une explication de son cru : C'est normal, les pré-suicidés, ça a toujours beaucoup intéressé les gens... {Je précise quand même, car on ne sait jamais à qui on a affaire, que c'était là un trait d'humour. (Enfin je crois) Car je pète la forme.}

 

Etant donné le résultat affiché par ces blogs, pourrait-on affirmer que le porno est pré-suicidaire ?

 

Quoi qu'il en soit, j'ai retrouvé dans mon carnet d'autrefois une phrase d'une comique circonstance :

"Un homme sans passion n'est rien. Le suicide est la dernière passion de celui qui pense qu'il n'est rien."

Publié par libou à 22:43:59 dans carnet d'autrefois | Commentaires (4) |

Solitude | 28 décembre 2007

Ca s'est reproduit.

Mais c'est bien connu, ça se reproduit vite les cafards. Et quand d'un coup de talon on pense s'en être débarrassés, la progéniture est déjà en voie de relève.

Hier soir, c'était la deuxième de La Grande Peur dans la montagne. Adapté du roman de Ramuz et franchement brillamment mis en musique par Jean-Claude Broccard.

Je n'en avais pas parlé avant le 17 parce que les deux soirées étaient complètes de longue date.

Donc hier soir rebelotte de pelotte de vide là au creux du dedans. De ce vide énorme que rien ne paraît devoir combler. De ce vide sans prise, sans aspérité. Juste ce vide tristesse. Juste cette tristesse vide. Sûrement pas tout à fait sans raison mais magnifié par la chute de tension, par le relachement de la pression, par le devoir accompli. L'adrénaline, le contrôle, le don puis le retour à soi. Soi face à soi quand le public quitte la salle. Soi face à soi dans les congratulations. Soi face à soi dans le tintement des verres. Soi face à soi dans cet alcool sans goût et sans effet.

Et tellement trop face à soi qu'on préfère la solitude tant ce soi s'absente des autres, de tout, de la vie. Tant ce soi nous dépasse et nous isole.

Alors j'y suis retourné, dans cette salle vide, pour tenter de mesurer la profondeur du gouffre. Le laisser m'envelopper tout entier. Et pleurer peut-être.

Même pas.

Alors j'ai continué parce qu'il m'en fallait encore, il fallait plus de profondeur, il fallait continuer à forer. Et j'ai trouvé un bar dans ma sacoche. Un bien sordide, bien joyeux de cette joie des autres avec juste un ivrogne, un turc bien saccagé, un vieux millionnaire sur le renvoi, un patron sans dignité, un "je fus" plein de ce qu'il n'est plus, un écumeur planétaire de terrains de golf, un miroir à solitude.

Et je m'y suis miré.

Mais, il m'en fallait encore. Et j'ai poussé la porte d'une pseudo disco à musique sans âme et sans sens, à musique rythme et creuse. Une pseudo disco avec ses serveuses peinturlurées et ses serveurs gominés. Une pseudo disco pleine de ces désespérés qui s'ignorent et qui gigotent, de ces mains qui se baladent, de ces solitudes qui mijotent.

Et j'ai chargé tout ça dans mon gouffre.

Puis lourd de tout ce vide, je me suis mis à léviter. Tout doucement d'abord de sorte qu'on ne me remarque pas.

Dans la position foetale d'une posture assise, j'ai glissé au-dessus du bar, au-dessus du gel et du mascara et j'ai tourné, sur moi-même, dans le tourbillon de mon gouffre, dans l'oeil du cyclone, dans le soleil vert de mon plexus.

J'ai tourné.

J'ai tourné.

J'ai tourné.

J'ai décidé que je marcherai droit dans la nuit glacée qui m'attendait. Dehors.

Même pas.

Publié par libou à 16:23:46 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) |

Mot zarbi | 26 décembre 2007

Ce matin (enfin l'autre déjà, vu que le prochain se profile rapido), me suis fait réveiller par Mozart.

Par aucun artifice technologique capable de me le balancer dans les oreilles en guise de réveil d'un respect plus tolérable que la moyenne.

Non c'était rien que Mozart en cher et en rêve qui me regardait comme ça, sans double menton, sous le molletonné de mon duvet.

(Et là j'avoue que je rapporte en substance parce que si ce matin c'était tout à fait net, je n'ai pas eu le courage d'allumer mon ordi, et la journée a passablement embrumé le propos) :

"Il n'y a aucune raison à l'existence de l'être humain...

Et c'est pour ça qu'on va lui en trouver une !"

 

J'ai passé une bonne journée.

Publié par libou à 02:04:50 dans cot-cot-idien | Commentaires (4) |

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