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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Au sommet d'un escalier | 31 janvier 2008

 

Au sommet d'un escalier monumental, une femme attend que décline cette brûlure qu'elle a, là, et qui commence toujours par une sorte de fulgurance oblique, dans le lointain. Elle attend une heure comme des promesses sur pattes qui ont déjà tourné l'angle de la rue et dont le trottinement fou la happera tantôt dans un spasme. Elle n'attend rien. Dans le fond, elle sait qu'elle n'attend plus rien. Elle ne fait pas partie des trois créatures évoquées précédemment . Peut-être les a-t-elle seulement effleurées dans un moment de profonde absence ou peut-être aura-t-elle été l'une d'elles dans une autre vie, dans une autre dimension ? Autre approche de la jouissance... L'image se dédouble. Derrière la vitre éclairée obliquement par le feu. Le balai, rouge. Le chat. La commode. Le reflet d'une autre femme à l'intérieur de la vitre qui semble crier. La vitre crie. Hurle. Vole en éclats. Le feu n'a pas de source (pas de sexe) et les éclats de verre crient encore en saignant comme des éclats de moire, des éclats de vie. La femme se penche, récupère les morceaux de son reflet. Elle non plus n'a pas de sexe (pas de source). Elle sourit, empoigne le balai (rouge) en écartant les jambes. Le chat la surveille du coin de l'oeil. La femme suffoque. Elle croit qu'elle étouffe, mais c'est son chat, l'oeil noir et rond de son chat, le poil, les moustaches de son chat, le rire saccadé de son compagnon d'insoutenable conscience. Sur la commode, une photographie. Sur la photo, un visage. Sur ce visage, un masque. Le masque de celui qu'elle aime. "Mon Dieu !" s'écrie-t-elle. Ce n'est pas une femme, c'est une mouche. "Bzzz..." fait la mouche. Le chat la gobe. Le manche du balai la transperce de part en part. Conscience d'une autre vie, d'une autre réalité. Le sang coule bleu sur les fuchsias et sur ce parterre vitré qui ne retient aucun reflet sinon celui d'un improbable (feu ?...) cri - femme - couches - horizon de pierres, pluie de pierres, encore une journée qui s'achève : piètre consolation etc... etc... 

Vital Bender 

Publié par libou à 00:52:37 dans Demain avant de naître | Commentaires (2) |

puéril culture | 29 janvier 2008

 

Dans la solitude, ce n'est pas le fait d'être seul qui est pénible, mais celui de ne pouvoir en partager l'expérience... 

Publié par libou à 20:49:27 dans Pets dans l'eau | Commentaires (4) |

Trois femmes | 27 janvier 2008

Trois femmes dans un fauteuil de neige brodent le napperon des heures perdues.
L'une regarde le ciel avec ses cheveux qui tombent sur ses genoux joints comme pour une prière.
Son buste s'infléchit : illusion de sombrer dans un sommeil de pierre en plein jour illusion...
tout cela (et tout le reste) a-t-il encore un sens ?
Les deux autres créatures - elles occupent si peu d'espace -
ne sont que des émanations spectrales qui s'ennuient.
"Si nous pouvions saisir un jour le fond de la pensée des pierres..."
se disent-elles en traversant à l'aveuglette des pans de murs factices.
"Mais nous ne faisons déjà plus partie du commun des mortels..." concluent-elles dans un soupir. Sanglot. Idée fixe. Coincée entre deux cloisons étanches. Rayonnement en forme de fleur de chapeau. Remonter l'escalier à reculons ou mourir... - dernière cigarette - cyanure et primevère etc...

Vital Bender 

Publié par libou à 15:35:32 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) |

jouvence | 26 janvier 2008

 

Recette pour un papet de jouvence :

- Abandonner les ambitions de rabotage de ses scories.

- Les crémer avec tendresse et affection. 

Publié par libou à 23:38:15 dans Pets dans l'eau | Commentaires (3) |

msn connexion | 25 janvier 2008

Perdition arythmique avec mon ami Maximilien concernant entre autres le tableau ci-dessus :

- Tu as tout de même un imaginaire insoupçonné, même pour moi qui te connais tant :-)

- Mais l'imaginaire ça s'invente, ça n'est pas donné, je me force à inventer des formes nouvelles mais rien ne vient comme ça. Ca devient même assez cérébral d'échapper à sa facilité première. Tu connais ça dans ton job...

- Sauf qu'il faudrait éviter le cérébral justement. Où se tapit la facilité. Perdre sa tête.

- La Rosse (cf Patrick Rossier ) me dirait que c'est la facilité première qu'il faut travailler.

- Il n'a pas tort. Le truc de Picasso. Une vie pour désapprendre à dessiner.

- Mais la Rosse ne connaît que les complications cérébrales. En cela c'est parfaitement logique.

- La Rosse est rossée.

- Le max est musqué. Et emery est émé.

- René est rené.

- René sera oujours rené mais pour Claude c'est une tout autre histoire.

- Claudicante pourrait-on dire. Oujours tu dis ?

- Il y a des morceaux de beurre et de foie gras dans mon clavier. Ce qui a pour effet de bloquer ertaines ouches.

- Et le tout sans épinard. La rançon de la gloire.

- C'est juste mais le caviar ne bloque pas les ouches lui.

- Couches ou touches ?

- Touches. Le foie gras c'est la semi gloire.

- Un foie mi-gras contre un caviar surfin, c'est vrai que la concurrence est déloyale.

- On a beau avoir le foie, on se prend parfois à désespérer.

- C'est comme les lentilles qui donnent à rêver de caviar. Il y a toujours une compensation pour les pauvres ; un leurre.

- Le caviar avec une tartine au leurre...

- Hahahahahahhhahahaha !

- Qu'est ce qu'on rigole sacripan ! J'ai l'impression d'avoir 4 ans.

- Allez, je vais copier cette conversation sur mon blog.

- Ah ben ça va faire plaisir à feu Vital. Pour ne pas dire mort. Mord vite Al.

- Rien de plus sujet à la mort qu'un vital de toute façon.

- Non non pas pour moi.

- C'est parce que tu es rentré dans l'âge mord bide.

- Le problème des gens qui vivent plus longtemps, c'est qu'il n'y a plus personne pour les enterrer. Moi je veux mourir juste avant vous tous. Histoire qu'il y ait du monde pour me regretter. C'est pourquoi j'ai arrêté la course et que je fume plus.

- C'est regrettable :-)

- T'es mort ? Hahahahahhaha !

- Suis en train de recopier notre blabla. Faut faire avec ses moyens quand on n'a pas d'imprimeur.

- Un primeur n'est jamais frais longtemps. Laisse les fautes d'orthographe. Elles traduisent l'urgence immature de notre conversation. Pour ma part en tout cas.

Aparté : C'était déjà trop tard. Si il en reste elles sont involontaires...

- En principe si. Un primeur est toujours frais mais ses produits ne durent pas. Toujours frais mais immature.

- Plus le morceau est long, plus le con serre dure.

- Plus le con serre plus le morceau est dur... Bon faut trouver le mot de la fin. Faim. Qui soit plutôt caviar que lentilles.

- Bon je vais faire l'amour.

- Je te suis de concert.

- Bonne nuit sac à théâtre !

- Bonne nuit outre à pigments !

 

Publié par libou à 00:35:34 dans cot-cot-idien | Commentaires (1) |

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