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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Les rouges-georges | 28 avril 2007

N'ai pas de meilleure illustration, ne savais bien pas que me retrouverais dans cet espèce de traquenard. Viens de me payer un appareil photo mais quand on a vécu sans pendant trente ans on n'a pas le "reflex" intelligent. Si j'ai mon fixateur d'images sur moi je ne trouve jamais qu'un seul objet vaille un cliché et bien sûr quand il y a des instants que je voudrais immortaliser je n'ai pas mon appareil à portée de clic. Donc voilà... Merci google.

Lundi passé, 23 avril, c'était la fête de la St-Georges, patron de la commune valaisanne de Chermignon. Chermignon a la particularité d'être traversé par la route cantonale comme une lance le ferait d'un dragon. Et le jour de sa fête (dont vous trouverez toutes les croustillances sur le blog d'Alain Bagnoud) la route se trouve par intermittences fermée. C'est bien sûr lors d'une de ces intermittences que j'avais besoin de le traverser. C'est ainsi stoppé que j'ai quitté ma parenthèse de tôles pour me mêler un peu à la maigre foule présente. Car ce genre de manifestations a surtout la vertu de mobiliser les différentes sociétés locales. Elles recrutent tant de gens qu'il ne reste plus grand monde pour une assistance fournie. De plus, comme la journée n'est pas chômée extra-village, on y voit surtout les vieux du coin.

Premier pincement : tous ces visages de mon père. Une certaine paix dans ce temps laissé aux autres, aux suivants, à moi. Un passé vécu au présent par le rituel immuable d'une fête traditionnelle. L'odeur du foin qui monte au nez. L'humidité sombre des veilles caves. Les doigts noueux. La peau tannée. Ramuz. Rilke.

Heureusement, pour balayer les nostalgies il y a la réalité des autorités communales, qu'elles soient militaires ou politiques. D'ailleurs elles vont souvent de pair en Valais : même flatterie de l'ego... Il y a aussi les fanfares dont le son des instruments à vent ne m'a jamais vraiment touché (à moins que ça ne soient les uniformes) et qui sont la représentation tangible des oppositions des deux partis principaux de Chermignon : les blancs et les jaunes. Une fanfare par parti. Luxe ou gaspillage ? Et il y avait aussi les anciens grenadiers.  Même goût du costume, rouge en ce qui les concerne, avec ce petit plus en moins que les grenadiers ne font rien. Hormis de porter un fusil de 14/18, de le bourrer de poudre en cadence et de nous balancer une monstrueuse détonation à plein tympans. 

Deuxième pincement : retour de mon père. Dans la violence d'une bête détonation de mousquetons à l'unisson. Abstraction de l'amusante et mâle fierté des porteurs d'armes. Juste l'oppression de poitrine provoquée par l'explosion. Ou : quand le physique détermine l'émotionnel. Papa parti de l'autre côté. Mais pas papa tout seul. Papa et son époque qui va avec. Papa et tout ce que je ne suis pas mais quand même quelque part comme un regret. Comme un respect. Comme une envie de pleurer. De dire je t'aime.

Loin de moi l'idée de défendre ces rendez-vous conservateurs ni de les montrer du doigt. Ils ne sont ni nécessaires ni inutiles. Tant que certains y trouvent leur compte... Si les traditions se conjuguent au passé elles ne figent rien.  Mais si c'est défense d'un patrimoine, c'est aussi souvent fermeture d'une ouverture. Et là c'est juste le pouvoir en place qui sauve ses intérêts, qui s'inquiète de ses avoirs. La droite quoi.

Quant à moi l'addition de ces deux éléments : les rides et le coup de feu, m'a aspiré hors de tout ça, là-bas vers la matière brute, vers le granite des montagnes, l'eau des ruisseaux, la naissance et la mort, le permanent. Puis on a ouvert la route. Me suis remis entre parenthèses mais bien dans le temps. Avec le retour des choses à faire. 

Et papa au coin du coeur.

Publié par libou à 14:29:25 dans cot-cot-idien | Commentaires (4) |

Clin de vie | 24 avril 2007

N'allez pas vous imaginer que maintenant que j'ai découvert comment coller de la musique sur mon blog je vais céder à la facilité de vous en infliger une chaque jour.

C'est juste que des fois la vie a des manières bien à elle de nous aider à relativiser certains moments pénibles. C'était hier soir après une rencontre difficile. J'avais repris place sur le siège de ma voiture et je tentais quelques respirations salvatrices me posant ces habituelles questions sur la nécessité de vivre ce genre de choses. 

Quand par les hauts parleurs, le hasard d'une radio :

Et exactement à l'instant : "décidément c'est pas facile tous les jours..."

Me suis rarement senti aussi bien compris...

Puis j'ai pensé que la personne que je venais de quitter écoutait sans doute la même chaîne que moi. Sourire

L'est-elle pas belle la vie ? Y en a pour tout le monde !

Publié par libou à 14:55:28 dans cot-cot-idien | Commentaires (12) |

Complément lumineux | 23 avril 2007

Juste un petit essai pour voir si ça fonctionne...

Si par bonheur c'est le cas, ouvrez votre fenêtre (sauf en cas de circulation trop bruyante). Volume mezzo forte.

Puis écoutez-le debout.

Publié par libou à 14:24:48 dans carnet d'autrefois | Commentaires (6) |

Vanité ? | 22 avril 2007

"Le temps passe lentement.

Lentement il regarde :

Les fleurs se flétrir

Les feuilles blêmir puis mourir

Les gens pâlir puis courir

Courir... après l'amour, la paix, la joie, l'espoir

Pâlir... sous le brouillard de la mélancolie

Mourir... de peur, de honte, de désespoir, d'ennui

Blêmir... du fait que la fête ne fut guère parfaite

Se flétrir... dans la laideur de cette fusion enfin complète

Publié par libou à 23:22:18 dans carnet d'autrefois | Commentaires (3) |

Bizzzzzzz | 21 avril 2007

"Avant d'être ce qu'il est l'amour est surtout ce qu'on en fait."

Publié par libou à 11:48:00 dans carnet d'autrefois | Commentaires (12) |

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