Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


Août

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Rechercher

Compteur

Depuis le 08-03-2007 :
121627 visiteurs
Depuis le début du mois :
8809 visiteurs
Billets :
190 billets

Radioblog

Loading
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Dépendance ? | 03 mai 2007

S'affranchir d'une dépendance n'est pas seulement de ne plus y céder mais aussi (et peut-être avant tout) de ne plus s'en vouloir d'y céder.

Publié par libou à 15:33:03 dans carnet d'autrefois | Commentaires (9) |

Ensemble c'est tout | 02 mai 2007

C'est bien seul que j'y suis allé.

Et cette tentative de conjuration n'a pas donné les résultats escomptés :

C'est toujours seul que j'en suis sorti.

Je crois que ma maigre intro ne laisse planer aucune équivoque sur mon envie de parler de ce film. Donc je ne dissimulerai pas davantage, il ne s'agit que d'un prétexte pour parler de moi. Une fois de plus. Non que ce film ne m'ait pas plu. Au contraire, c'était un bon moment. A deux exceptions près j'avais le cinéma pour moi tout seul et j'ai pu m'abandonner à tous mes épanchements. Seulement, en ai lu une critique qui vaudrait toutes les miennes. Pourquoi surenchérir ?

D'ailleurs si je fouille je me demande bien pourquoi j'aurais mis une rubrique "cinéma" si ce n'est pour parler de moi. Parler de soi n'est-ce pas le propre du blog ? En tout cas il me paraît bien que c'était une conclusion récurrente à mes premières interrogations sur le thème. Si le journaliste fait une fausse profession de foi en se prétendant au service de l'information alors qu'il se trouve dirigé de gré ou de force au service d'un marché, je ferai une vraie profession de foi et faisant acte de moi. Il est vrai que si je savais comment les faire évoluer, je pourrais me mettre au service de mes statistiques. Mais cela ne remettrait pas en question mon acte de moi. Tout comme une péripatéticienne qui par acte de foi ne se ferait pas payer en faisant profession d'elle n'en demeurerait pas moins une péripatéticienne. Les statistiques ME concernent autant que mes textes. A moins qu'il ne me faille devenir objectif. Ce dont je n'ai pas l'intention. Pas gratuitement du moins. Car comme on l'a vu plus haut, si les hommes (j'inclus les deux sexes parce que sinon ça devient trop compliqué et comme vous avez déjà pu le vérifier, je fatigue pas mal) se damnent c'est pour un marché... Mais la pertinence de ce comportement est un autre débat sur lequel nous aurons certainement l'occasion de nous étendre un autre jour.

Revenons-en quand même à "Ensemble c'est tout" car parlant de moi uniquement par moi je ne saurais que démontrer une personnalité plutôt décousue. Et ça m'inquiète.

Parmi tous ces comédiens ayant la chance d'être ensemble c'est tout (et c'est déjà pas mal) il y avait la mémé : Françoise Bertin. Françoise Bertin n'eut rien à faire. Sa présence suffit. Sa vieillesse suffit. Suffit en tout cas aux émotions dont je veux vous faire part. La détresse des vieux est pareille à celle des enfants. C'est la détresse des humiliés, des faibles, des sans défense, des impuissants. Et pire que pour les enfants : c'est la détresse des "has been". 

Bien sûr je n'ai pu éviter le rapport à la mère. A la mienne en tout cas dont l'âge est très proche du sien. Et en la voyant c'est elle que j'ai vue. En la voyant j'ai réalisé à quel point ma mère devenait âgée. La promiscuité ne permet pas de se rendre compte de ce genre de choses. Ou ça nous arrange de les oublier. De nier ce passage de l'indépendance à la dépendance. Parce que ça ne fait pas partie de nos projets. Parce que ça démange notre égoïsme.

Pas besoin de tristesse ni de malheur. Juste les articulations qui rouillent, l'attention qui diminue. L'humilité de l'acceptation et la porte de la mort qui devient plus nette à mesure que la vue baisse. Juste tout ça pour nous dire que bientôt le pas sera fait. Bien plus vite qu'on ne le pense. Juste un film pour me dire qu'ensemble c'est tout ça ne dure pas et qu'il faut savoir goûter tous les instants, en brader le minimum. Et c'est pas mal pour un film. Même si je ne fais acte que de moi. :-)

Publié par libou à 01:47:07 dans cinémoi | Commentaires (3) |

Bzzzzzz | 30 avril 2007

Avez-vous déjà observé à quel point une mouche peut s'obstiner sur la transparence prometteuse d'une vitre de fenêtre pourtant ouverte ?

Il lui suffirait juste d'envisager sa route sous un autre angle.

Prendre le recul nécessaire à un nouveau virage. 

Sans même changer d'objectif.

Eh bien non. Elle crèvera desséchée et les ailes abîmées.

Quand je pense qu'il y a certains qui douteraient que l'homme ait puisé ses origines au même puits que ce sympathique insecte...

Publié par libou à 18:30:16 dans carnet d'autrefois | Commentaires (13) |

Bord de mer | 29 avril 2007

Elle était seule sur scène.

Salle comble. Sièges étroits. Chaleur étouffée. L'ami Mathieu à ma droite, sur son strapontin et le mal aux fesses.

Elle était seule avec cette mélopée violonée et ces mots de Véronique Olmi qui coulaient, qui roulaient comme des vagues. Qui parlaient de crachin, de pluie, de froid. Qui en parlaient toujours plus loin...

...Paupières qui tombent. Tête qui vacille sur un cou devenu lâche. A la manière de ces méduses échouées et léchées de vaguelettes. Puis une vague plus grosse, ma tête qui roule une fois pour toutes. Coeur qui bat. Incohérence des images de la demi veille laissant enfin leur place à celles contées en face, sous les projecteurs. Poids de cet excellent "Rouge de terre" s'étant fait plus léger. Fatigue s'étant laissée récupérer. Je suis là Magali Pinglaut. Je t'écoute.

Elle était seule, posée sur ces planches inégales. Les pieds de biais avec son reflet sur le mur à jardin et des évanescences bleutées sur le fond de scène. Sobre. Beau.

Elle était seule avec nous en face. Nous racontait son voyage vers la mer. Cette mer qu'elle voulait offrir à ses deux petits gars. Cette contradiction entre le passage des instants rêvés aux instants vécus.

Puis soudain, sans crier gare, des tréfonds d'une âme dépouillée par le sommeil : les larmes. Des deux yeux, avec ses hoquets qu'on s'évertue à taire, ses reniflements que l'on contient. Les larmes. Jusqu'à la fin. Jusqu'au noir. Jusqu'au silence. Silence qui dure. Mais qu'on voudrait éternel. Qu'on ne voudrait pas voir rompre. Comme le plus sincère des hommages. Comme la quintessence de tous les applaudissements. Mais c'est bien connu, un public c'est poli et convenu. Alors les mains frappent. Longtemps.

Je ne vais pas en dire plus. Il ne faut pas en dire plus. Il faut le voir. Ou l'entendre. Ou le lire. Car ce texte n'a pas été écrit pour le théâtre. Ce qui le rend un peu littéraire. Et ce qui n'est pas pour me déplaire parce que les mots, j'aime. 

Puis Mathieu et moi avons retrouvé un peu de ce "Rouge de terre" là-dessous, dans le bar du théâtre, dans le ventre du Poche... quand elle est arrivée. Comédienne.

Elle était seule avec son sourire partout. Elle attendait des amis qui devaient la rejoindre. Venus de loin.

Elle était seule avec son verre de blanc, son blanc de ciel, et elle a parlé de Bruxelles, de politique, de ces trucs qu'on dit quand on doit dire des choses. Puis ils sont venus. Puis ils sont partis.

C'est un peu après qu'il a surgi. Livide et les lèvres serrées. Furieux et la menace ardente. Il avait surpris des propos qu'il avait mal interprétés et jugés irrévérencieux. Prétextant son statut de technicien du spectacle que nous venions de voir et auréolé de machisme, il nous accusa d'ivresse (ce que nous ne pûmes contester) et nous enjoignit au départ. Le barman (ainsi qu'il se disait lui-même, et fort sympathique d'ailleurs) n'y comprit rien. Et nous pas davantage. Après force palabre l'autre s'est excusé. Mais sans y croire. Simplement parce qu'il était minoritaire.

En tout cas je vous le dis : tant de paranoïaque susceptibilité, ça fait peur. Et mine de rien, ça vous griffe une bonne soirée.

Publié par libou à 21:07:54 dans puits à coq | Commentaires (2) |

Baromètre | 29 avril 2007

"Le dynanisme meurt avec ses illusions."

Publié par libou à 17:19:28 dans carnet d'autrefois | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| >>

Tous les derniers titres