Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Un frisson m'a parcouru l'échine quand par hasard je suis tombé sur cette image que je ne connaissais pas plus que son auteur.
Je ne sais pas si une intempestive poussée de chair de poule se partage aussi facilement mais j'ai eu envie de tenter le coup.
Décidément, Internet n'arrange rien à mes naïves illusions.
Publié par libou à 11:55:46 dans cot-cot-idien | Commentaires (4) | Permaliens
C'est pour la Croisette que Max et moi avons mis les voiles. Dans une soirée d'abordage peu avant de nous échouer, Max a levé sa longue vue sur cette île qui le titille depuis plusieurs années. Mais avec la ferme intention cette fois-ci d'y hisser son pavillon.
Il s'agirait d'un docu-fiction. Pas sur le festival en soi mais plutôt sur ce qu'il génère dans l'imaginaire populaire, sur ses conséquences fantasmatiques, sur cette contradiction entre la sensibilité et l'intelligence de certaines fictions et la déjection finale après digestion collective.
Ainsi, nous avons levé l'ancre le lendemain pour débarquer devant les marches mercredi à 3h du matin. Nous avons donc débuté notre séjour par la phase de recyclage. Par l'instant où les rêves noyés de la veille laissent la place aux promesses d'une journée qui commence.
C'est donc après une fin de nuit en fond de cale de voiture que les choses ont débuté. Max, capitaine au journal de bord toujours en main et moi, moussaillon provincial un peu largué. Sans inquiétude de ma part ; je suis d'une gestation lente, la précipitation est mon ennemie (quoique ma compagne...).
Alors que ressort-il de Cannes, expériences accumulées ?...
... Un vaste et magnifique concours d'inaccessibilité. A tous les niveaux. Au niveau des accès, où tout est compliqué, procédurier, comme à celui du contact. Non que les gens soient froids mais je dirais plutôt immatériels. Ce qui finalement serait en accord mineur avec le grand rêve du cinéma. Un état de circonstance en quelque sorte. Là où le paradoxe persiste et insiste c'est que cette aspiration à la désincarnation tente de s'opérer par le biais d'une outrancière incarnation.
Je m'explique : Ce besoin de reconnaissance absolu (et somme toute légitime, j'y reviendrai demain ou un autre jour...) passe par le limité du paraître. Le désir de cette transcendance que l'art permet parfois d'effleurer se manifeste ici dans l'horizontalité de sa physicalité d'être humain.
Si bien qu'à la fin il ne reste plus rien. Ni corps, ni âme. On pourrait peut-être s'aventurer à dire que le désir d'éternité est atteint dans cette permanente référence à l'image (cinématographique ?) mais à l'image sans épaisseur, à l'image creuse : au cliché. Où les femmes deviennent tout ce qu'elles se défendent de paraître et les hommes la quintessence du machisme.
Publié par libou à 22:05:49 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) | Permaliens
ça y est. Crise printanière passée. De retour de mes aventures et je reprends tout ceci en main dès demain.
J'en retire dans l'immédiat et me concernant ces deux cuisants constats :
1-Je n'ai plus vingt ans.
2- Le blog ne rend pas libre. Bien au contraire.
Publié par libou à 23:55:03 dans carnet d'autrefois | Commentaires (6) | Permaliens
On ne devrait pas dire "Oeuvre d'art" mais "Etat immortalisé".
La qualité d'une oeuvre dépend de la qualité des états d'être.
Publié par libou à 16:54:44 dans carnet d'autrefois | Commentaires (6) | Permaliens
Au thermomètre de la vérité, Le mépris des infimes en est la plus chaude garantie.
Et comme on est tous l'infime de quelqu'un...
Publié par libou à 23:57:59 dans Pets dans l'eau | Commentaires (11) | Permaliens
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