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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Fracas | 05 juin 2007

Suis très content que la seule photo de Pierre Henri que j'ai trouvée soit celle-là.

Non seulement elle est très bien mais on a un joli condensé du personnage. Sincérité, cigarette, gentillesse, pinard, générosité. Et je vais ajouter, puisque c'est moins visible et que j'ai pu le déguster de chair et d'os : Plaisir du jeu.

En fait, il y a peu je vous ai causé de Roger Jendly : L'espièglerie d'un gosse. Ici on a les élans de l'adolescence ; l'(dés)espérance d'un Don Quichotte.

Bien sûr il y a certaines maladresses de représentation, les conséquences lisibles de ses abus, la fragilité d'un texte qui bouge au gré de sa résurgence. Mais malgré cela, ou peut-être grâce à cela, Pierre Henri m'a paru exemplaire. Il est l'incarnation du chemin qu'on s'est tracé et qu'on suit défauts en baluchon et assumés. Il est la force de la foi ; de ces convictions dénuées de questions ; de ces évidences en ligne de vie, en point de mire.

Il y va, il fait ce qu'il a à faire. Car il faut dire que les textes sont de lui.

Tiens ! Il en faudrait ici tant certains sont délectables.

Il y en aurait une pensée peut-être et vous verrez que c'est un prophète aussi.     ?? Il y en a même à Paris apparemment ??

Je cite de mémoire : "Une vie sans amis c'est comme un copain sans argent."

Magnifique ! Sourire Il y a aussi des extraits à la "Sol" mijotés de "Devos" et des poésies superbes et des chansons... Soutenues avec sobriété et sensibilité par l'accordéon de Patrick Fournier.

Et lui il donne. Il donne tout. Tout ce qu'il est, tout ce qu'il a. Et c'est là que ça jaillit, comme une bombe de nouvel an : l'Homme !

L'Homme ! On a un Homme devant soi. On a un Homme malgré tout. On a un Homme surtout.

Ouaip ! C'est un beau mariage scénique que j'ai vu là. Et c'est encore ce week end au théâtre St-Gervais à Genève. Pierre Henri et Patrick Fournier.

Publié par libou à 23:42:54 dans puits à coq | Commentaires (3) |

Psaume I | 04 juin 2007

Il fut un temps, il y a fort longtemps, où j'avais entrepris une expérience intéressante et étrange autour des psaumes.

Je voulais me laisser glisser dans l'écriture immédiatement après lecture d'un psaume, sans ne rien m'imposer. Sans volonté de lien. Juste laisser sortir ce que les mots bibliques auraient inspiré.

J'avais déjà pensé y revenir après inauguration de ce blog, mais après avoir relu mes premiers textes le courage m'avait manqué. J'en trouvais certains encore plus âpres que certaines prophéties de mon carnet d'autrefois. Et bien orgueilleux ma foi.

Mais aujourd'hui, j'ai partagé deux heures de discussion avec quelqu'un qui m'a raconté sa conversion. Ça m'a déterminé à y revenir.

Je suis moi-même convaincu de ma relativité. Après... je vis ma foi d'une manière tout à fait libre. Les religions ne m'inspirent rien de bon. Ou plutôt ce qu'on en a fait.

Je vais donc assumer ces premiers écrits et les publier tel quel, davantage journal intime que commentaires éclairés. Puis à partir du Psaume IXX, et comme vous pouvez le constater, après une fort longue pause, je tenterai de continuer ce que j'ai inauguré au printemps 1994 :

"Qu'il est difficile de rester fidèle à soi-même. Je me demande si la communauté n'empêche pas l'approfondissement. J'ai le sentiment que les relations sont vécues si peu intensément que nous glissons seulement sur une surface que nous lissons toujours davantage. Si seulement nous savions abolir les impératifs conditionnés pour que notre vie ne ressemble pas à une savonnette insaisissable."

Publié par libou à 17:38:42 dans psaum-ades | Commentaires (4) |

En admettant... | 03 juin 2007

 

En admettant, comme ça en passant, que la personne ayant un penchant à la dépendance tendrait à considérer l'autre comme un apport positif, comme un porteur d'espoir. Bien sûr, en faisant abstraction de toutes les conséquences négatives d'une telle vision des choses...

En admettant, comme ça en passant, que la personne ayant un penchant à l'isolement tendrait à considérer l'autre comme un apport négatif, comme un porteur d'emmerdes. Bien sûr, en faisant abstraction de toutes les conséquences négatives d'une telle vision des choses...

En admettant, bien sûr, cela, nous admettrions sans doute que la personne du premier cas de figure serait à tendance névrotique, tandis que celle du deuxième cas de figure serait, elle, plutôt à tendance psychotique...

En admettant tout cela nous serions en droit d'affirmer que la gauche serait essentiellement composée de névrosés et la droite de psychotiques et le monde politique un vivier d'expérimentation psychiatrique. Sourire

Etant donné ce qui précède, je me suis dit que nous ne pouvions certainement que foncer dans le mur et qu'ainsi Pink Floyd serait de circonstance. D'ailleurs le héros du film est une espèce rare de névrosé psychotique. Mais surtout, ce morceau est de toute beauté...

Publié par libou à 19:57:55 dans Pets dans l'eau | Commentaires (2) |

Stop | 31 mai 2007

 

C'est un sujet d'investigation comme vous aurez pu le remarquer si tant est que vous me lisez depuis quelque temps.

Je ne plagierai pas Monsieur Lowenstein puisque je ne citerai de son ouvrage que deux extraits qu'il a empruntés à deux autres auteurs. Sur son chapitre relatif au cannabis.

Tout d'abord celui-ci de Charles Baudelaire qui a passablement exploré la thématique dans "Du vin et du haschich" : Les sens deviennent d'une finesse et d'une acuité extraordinaires. Les yeux percent l'infini. L'oreille perçoit les sons les plus insaisissables au milieu des bruits les plus aigus.

Ou cet autre extrait de Jacques-Joseph Moreau, présenté comme le précurseur de la psychiatrie expérimentale, et consommateur de cannabis dans "Du haschich et de l'aliénation mentale" : Ces idées...qui viennent on ne sait d'où, deviennent de plus en plus nombreuses, plus vives, plus saisissantes. Le sens de l'ouïe, comme tous les autres sens, est rendu extraordinairement impressionnable par l'action du haschich... La musique la plus grossière... vous exalte jusqu'au délire ou vous plonge dans une douce mélancolie. Le temps semble d'abord se traîner avec une lenteur qui désespère... Toute idée précise de durée nous échappe, le passé et le présent se confondent.

"De quoi comprendre le succès du cannabis" a dit Monsieur Lowenstein.

C'est vrai qu'en lisant ces italiques on a similitude avec les récits d'illumination tout comme on se retrouve tout droit plongés dans la grande époque d'easy rider et des explorations psychédéliques.

Mais si j'ai choisi ces passages c'est parce que leur effet madeleine m'a reporté à une époque bien particulière. Une époque où j'ai consommé ce genre de produit et force alcool sous toutes les façons. Même si question alcool, je résiste toujours mal à un bon verre de délicatesse. Le Valais est un pays vinicole. C'est en lisant qu'on pèche, en buvant on fait son devoir. Donc j'équilibre... Une époque en gris-vert. Car j'ai fait l'armée Monsieur, Dame. Assurément. Période fort trouble où les paradis artificiels me furent d'un grand secours. Du moins pour masquer ma couardise d'avoir accepté de me plier à cette institution de la bêtise.

En tout cas, grâce à cet épisode malheureux, j'ai eu l'opportunité (on dira ça comme ça.) de vérifier la véracité des passages de Baudelaire et Moreau. C'était à l'occasion d'une marche de campagne. Nous nous étions laissés distancer, un collègue et moi, pour pouvoir déguster notre biniou en toute impunité. Puis baladeur sur les oreilles (ce que je ne fais jamais d'ordinaire par souci de présence à l'instant) nous avons resserré le groupe. C'est précisément le morceau de Led Zeppelin posé au-dessus de vous qui rythmait mes pas. Et, par un magnifique concours de circonstance, c'est au moment du solo de guitare (que Led Zeppelin nous amène comme on approche l'orgasme...), tandis que j'atteignais le sommet de la colline, qu'au fil de mes pas, une lune orange, pleine et gigantesque naquit là sous mes yeux émerveillés. Un miracle. Elle prenait tout le ciel.

Je peux vous dire qu'à cet instant, Madame Monsieur, les sens exaspérés par le haschich, l'orgasme d'Achilles Last Stand, le ridicule de notre condition d'hommes armés et la lune... LA LUNE.... LA LUNE..... 

Une joie ! Pure, nette, et authentique. Le coeur en boule magique à l'intérieur. Et les larmes... Et l'envie de crier.... Et de voguer jusqu'à Pierrot là-haut, de l'embrasser sur les deux joues ! Libre ! Tellement libre ! Je volais Mesdames, Messieurs. Je volais.

Je volais et j'étais bien seul dans mon extase ce jour-là. Seul mais plein.

Puis le train train militaire reprit son cours avec son lot d'imbéciles contradictions. Mais depuis cette magie jusqu'au dernier jour ça n'a plus été tout à fait pareil.

Non.

Parce que quelque part, derrière les barbelés de l'idiotie, je savais.

Je savais.

Publié par libou à 17:06:40 dans cot-cot-idien | Commentaires (3) |

Quadrillage | 30 mai 2007

Voilà le défi que Calamity s'est vue le machiavélisme de me proposer ainsi qu'à trois autres, me replongeant pour une nuit interminable dans les affres des examens appréhendés sans soutien de mémoire. Même pas défaillante mais complètement désordonnée. Tout s'y confond pêle-mêle, de la réalité et de l'imaginaire. Alors se souvenir de tous ces éléments censés me quadriller. Déjà qu'il va sans dire ma profonde répulsion pour tout ce qui quadrille.

Bon ben allez. Je vous en prie. Montez dans ma 4L. Et ne refermez pas la porte s'il vous plaît.

Les quatre livres de mon enfance.

J'ai grandi dans un univers dénué de livres, aux murs sans image, même pas ces posters d'adolescents dans les chambres de mes grandes soeurs et surtout pas de livres. Le livre porte à l'oisiveté et c'est bien connu que l'oisiveté est le pire de tous les péchés car, en puissance, il les contient tous. Donc dès que je suis devenu lecteur, je suis devenu pécheur. Ce qui expliquerait peut-être mon goût à les collectionner, véniels comme mortels, avec beaucoup de soin, afin de les offrir pieusement à l'oreille attentive de mes confesseurs et connaître le soulagement de se sentir tout neuf, pur et sans mémoire. Et c'est après un entraînement si drastique que, Calamity, tu me demandes aujourd'hui de me souvenir... de quoi déjà ? Ah oui, de mes tintin, spiderman ou thor (c'étaient mes préférés ces deux SH là), lucky luke ou gaston lagaffe. Que des bd je le conçois : j'avais besoin de trouver forme à mes péchés sans doute...

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore.

C'est con. Justement quand j'essaie d'arrêter...

On va prendre ceux dont j'ai lu plusieurs ouvrages et dont je continuerai l'exploration car, en toute franchise, je ne crois pas qu'il y aura des livres que je lirai deux fois si ce n'est pour raison professionnelle. Il y tant de livres à lire. En fait il n'y a qu'un seul livre que j'aie lu deux fois. Et la deuxième fois à haute voix, avec et par amour. Je voulais orgueilleusement me vanter d'avoir un cousin écrivain (et pour d'autres raisons bien moins avouables encore... surtout depuis que j'ai cessé de me confesser ). C'était "l'oeil du crapaud" d'Alain Bagnoud. Dont je continuerai la lecture au moins par devoir familial ;-). Rajoutons-lui donc Daniel Pennac. Milan Kundera. Dostoïevski et Umberto Eco tiens. Soyons généreux.(Quoique pas tant aimé son Ilona où il se livre à mon exercice de mémoire avec sa prolixité habituelle.) Parce que la famille c'est trop facile, ça ne compte pas.

Les quatre auteurs que je n'achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus.

Là suis obligé de me mettre au vert caca parce que j'ai tant horreur de dire "jamais" qu'il m'est très difficile de dire "probablement plus". Pascal Laine, Hermann Hesse puisque je crois l'avoir lu au complet, Descartes (ou pas de bon coeur) et.......... Désolé, je sèche. En plus d'avoir peu de mémoire, ce qu'il en reste est sélectif.

Les quatre bouquins que j'emmènerai sur une île déserte.

"L'art du château de sable" de Pierre Moule, "Le nudisme sans concession" de Paul Austère, "Les trucs de Mc Gyver" par Victor Inox, et "Le plaisir du monologue" de Jacques Chirac.

Les (quatre x quatre) derniers mots d'un de mes livres préférés.

Il l'emmena dans son grand château là-bas dans son pays où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.

Les quatre premiers bouquins de ma liste de livres à lire.

Enfin une question facile.  "L'enfant bleu" d'Henry Bauchau, La Pléiade de Ramuz, "Qu'est-ce que le théâtre ?" de  Christian Biet et Christophe Triau (pour enfin comprendre ce que je fais), La Pléiade de Ramuz, "La leçon de choses en un jour" d'Alain Bagnoud (merci la famille), La Pléiade Ramuz, "Nous pensons toujours ailleurs" de Martin Moschell et La Pléiade de Ramuz.

Les quatre lecteurs (lectrices) dont j'aimerais connaître les quatre.

Enfin. Dire que j'ai fait tout ça pour le plaisir d'en arriver là...

Alors avec délectable jubilation : Va33, Kristo, Nidea (Je sais... tu n'as pas de blog mais j'ai des commentaires :-) et comme ça c'est tout pour moi) et Magwann tiens puisqu'il me semble bien qu'elle adore les défis en tous genres... (Ils sont tous dans mes liens... sauf Nidea qui n'a même pas de blog...) 

Publié par libou à 19:55:55 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) |

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