Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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En feuilletant mon carnet d'autrefois je suis tombé sur une phrase qui fit référence à la discussion que quelques amis et moi avons partagée hier soir. Au gré des sujets nous sommes tombés sur ce coup de filet récent des membres d'un réseau pédophile. Je n'ai pas bien suivi l'affaire mais ce n'était point là l'important.
Bien sûr quand on parle pédophilie ce sont toujours les mêmes dégoûts qui renaissent, le mêmes révoltes qui s'ébranlent. Et cette incompréhension générale. (Qui ne serait jamais contestée en public car comme toutes les déviances, la pédophilie se vit dans le secret des coeurs...)
Mais quel est-il ce coeur rongé par ce désir inadmissible ? Comment ce désir peut-il petit à petit faire son nid là, dans l'intimité de l'être humain ? Et devenir si fort pour qu'on cherche à le satisfaire... Pour qu'on ne puisse s'empêcher de le satisfaire...
Et quel combat pour la victime de ce désir ! Car je ne peux pas m'imaginer qu'elle ne s'en défend pas. Et le combat doit être titanesque. Heureusement que vous m'avez arrêté, moi-même je n'en étais pas capable avait dit le "sadique de Romont".
Face à de telles phrases, je crois que nous pouvons nous estimer heureux d'avoir des maladies admises. D'avoir le désir conforme. Car si évidemment ceci est intolérable et bien davantage que la souffrance de la personne qui passe à l'acte, je n'aimerais pas avoir à mener cette lutte interne là. Comme le dit mon carnet d'autrefois :
Le corps a ses pulsions que la raison ne raisonne point.
Publié par libou à 18:09:39 dans carnet d'autrefois | Commentaires (9) | Permaliens
Chaque désillusion est une porte ouverte à l'espoir.
Publié par libou à 16:44:12 dans Pets dans l'eau | Commentaires (8) | Permaliens
Soi-disant qu'enfant le monde n'est que pour toi. Les arbres, les oiseaux, les voitures, les gens sont créés par et pour toi. Tout ce qui existe autour de soi n'est conçu que pour intervenir dans ta vie. Tout est à ton service. Hors de ta présence, tout s'arrête. Attendant l'instant béni où tel le magicien tu rendrais à leur existence, d'un coup de baguette, le décor et les personnages de ton existence.
Géniale intuition tout droit emportée de l'au-delà ? Naïveté égocentrique ?
Il paraîtrait que nous ne soyons conscients que d'une goutte de l'océan de stimulants dans lequel nous baignons. Dans ce sens il serait bien vrai que nous sommes les créateurs de nos vies. Non en en animant les ingrédients mais selon ceux sur lesquels se fixe notre attention.
Quoi qu'il en soit il doit me rester des vestiges de cette lointaine époque. La vie réelle peut encore à l'âge adulte laisser planer dans les arcanes de notre inconscient l'illusion d'être maître de tous les destins. Les rencontres physiques s'inscrivent dans le présent et s'y développent de la rencontre à la séparation. Bien sûr on se raconte nos vies et nos expériences mais elles ne sont pas réelles. Elles peuvent presque entrer dans la fable de notre imaginaire.
Tandis que ma réinscription dans l'espace virtuel est, elle, sans appel. Car si la lecture des blogs amis est soumise au présent, leurs écrits ne lui appartiennent pas. Ils sont issus de l'obscur étranger indépendant. Ils sont le tangible de la continuité des existences.
La jalousie serait-elle la difficile acceptation de ce délicat constat ? De même que la xénophobie ? Le xénophobe est-il jaloux ?
N'étant ni l'un ni l'autre je serais en peine de répondre. Mais si je ne suis pas jaloux n'est-ce pas parce que je me convaincs de penser qu'hors de ma présence l'existence de l'être aimé se confine dans l'attente de mon retour ? Où de ma baguette magique...
Publié par libou à 15:10:39 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) | Permaliens
Pas très simple de renouer avec nos bonnes vieilles habitudes de blogueur après ces absences répétées et inscrites dans la vie physique. On croit qu'on fait le plein de sujets mais on s'éloigne juste de soi. Faut ensuite tout rassembler, tout mélanger, tout arroser pour laisser germer.
Là, ne suis plus qu'une terre déboisée et ravalée.
Mais on ne va pas se plaindre. Je suis pleinement responsable de la vie que j'ai choisie. Et que j'aime. Même si je peine encore à gérer l'instable. Le moyen d'être partout chez soi.
Etre chez soi en soi, au-delà des contingences extérieures ? Et comment se crée-t-on un chez soi inconditionnel ? Une forêt intérieure indépendante de toute fluctuation climatique ?
Savoir cultiver son jardin disait déjà Voltaire. Mais un jardin à ciel ouvert.
Tout est là pour que le monde nous appartienne et qu'on soit rendus à notre vraie qualité de nomades.
Publié par libou à 18:19:02 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) | Permaliens
Paraît que je ressemble à Shakespeare comme deux gouttes d'eau se ressembleraient.
Trop incroyable ! Paraît.
C'est con mais je crois que j'aurais préféré hériter de son talent plutôt que de sa gueule...
Publié par libou à 16:23:49 dans carnet d'autrefois | Commentaires (12) | Permaliens
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