Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Dimanche de courbatures comme témoignage de l'excellente journée passée hier. Mathieu était le premier de mes amis Amis à se marier. Et c'était une fort belle convolée. Déjà eux étaient magnifiques...
Justes et touchants.
Je vais donc profiter de ma phase de récupération pour replonger en 1994 à la rencontre de mes psaumes.
"Pourquoi est-il si difficile d'avoir la foi ? Un simple mot qui induit une indubitable croyance. Souviens-toi, apôtre Thomas quand enfants nous te méprisions presque lorsque l'histoire de ton incrédulité nous était rapportée. Nous ne comprenions pas que tu aies pu douter, toi, disciple de Jésus. "Cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi." Si simple, deux lignes, une parole, une parmi celles qui constituent le Livre. Une seule, si simple et si contradictoire. Une seule mais de laquelle toutes les autres dépendent. Comment respecter les préceptes d'un être fabuleux ? Même si on T'admet une autorité vindicative, comment craindre une personne à laquelle nous ne croyons pas ? Et moi, suis-je un homme de foi ?"
Publié par libou à 19:22:18 dans psaum-ades | Commentaires (7) | Permaliens
Eh oui. 7 du 7 07. Aucun James de la terre ne pouvait manquer ce bond dans le conjugal. Et j'en connais un sacré de James qui a succombé à l'originale tentation de convoler en ce jour.
Me réjouis de les voir les tourtereaux apprêtés comme des hymens en fleur.
Mais comme il se doit, il me fallait bien prévoir un petit épithalame pour la circonstance. Qui ne soit ni trop long ni trop court. Le genre de truc modulable à souhait. Selon le concept du "Et moi je connais une chanson qui va vous emmerder ! Et moi je connais..." A adapter en fonction des différentes propositions. D'où le secours de mon bon vieux carnet :
Une larme sur une feuille
La feuille sous une tête
La tête dans la lune
La lune dans le ciel
Le ciel dans la nuit
La nuit dans une larme
...
Comme ça suis sûr que je vais gagner !
(Evidemment vous avez bien compris que ce post ne vise qu'à apaiser les esprits pour une nécessaire trêve de fin de semaine. Bon salut ! Faut que j'aille majorer.)
Publié par libou à 10:12:27 dans carnet d'autrefois | Commentaires (5) | Permaliens
La nourriture est une expression très étrange et non des moindres dans la relation mère-enfant. Et qui se construit jour après jour, patiemment, au fil des années. Pierre après pierre. Pour prendre ces aspects de forteresse intouchable, imprenable, pouvant abriter quelque prince charmant.
Et sans doute occupe-t-elle une place tout aussi abstraite et brumeuse que celles des contes séculaires dans les méandres de notre inconscient. Parce qu'elle va chercher très loin ses fondations. Dans ces instants insouciants bercés aux vagues placentaires où déjà par le lien ombilical la mère officiait à sa tâche alimentaire.
Dans la phase d'émancipation adolescente, c'est d'ailleurs l'aspect qui souvent reste intouché le plus longtemps. Du moins chez les garçons. On se bat pour sortir plus tard, avec qui on veut, habillé comme on veut... Mais durant toutes ces crises libertaires nous mangeons toujours les plats de maman. Annulant ainsi nos efforts d'indépendance en garantissant à la mère, à défaut des insignifiants pets externes, sa mainmise sur le cycle interne et intime. La mère qui peut, avec condescendance, observer les vaines gesticulations de sa progéniture tout en concoctant plats et potions. Rappelez-vous cet humour douteux qui mettait en scène le mari qui, goûtant aux mets de sa femme, regrettait ceux de sa mère. Servage accompli en bonne et due forme. Femmes, prenez vos marmites à votre cou et fuyez aussitôt cet homme-là ! :-)
La situation semble sensiblement différente chez les filles qui connaissent un nombre plus considérable de cas d'anorexie. Volonté de trouver sa place de femme et de mère en rejetant ce gavage identitaire ? Pour mieux gaver à son tour ? De qui on s'est construit avec peine ?
En fait l'anorexie n'a peut-être rien à voir avec une identification aux canons de beauté, mais juste à une désidentification à la mère.
Car dans l'assiette de sa mère il y a avant tout sa mère. Comme au temps nombriliste c'est d'elles-mêmes que nos mères nous nourrissent. C'est le maintien des traditions, de la famille, qu'elles nous servent à table.
Nous nous croyons généreusement nourris alors que nous sommes mangés.
Nous avions dévotement cru au prince charmant pour constater, effarés, que, comme dans les contes, un château pouvait aussi bien cacher un ogre.
Publié par libou à 00:11:25 dans cot-cot-idien | Commentaires (13) | Permaliens
Pourquoi devrions-nous craindre les échecs ?
La lumière n'est jamais aussi vive qu'à la sortie de l'obscurité.
Si on en sort...
...
Publié par libou à 23:39:46 dans Pets dans l'eau | Commentaires (4) | Permaliens
Dans l'Antiquité on pensait pour se divertir.
Aujourd'hui, on se divertit pour ne plus penser.
Les temps changent...
Publié par libou à 11:48:07 dans carnet d'autrefois | Commentaires (13) | Permaliens
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