Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Et hop ! Retour en 1994 avec la suite des aventures de "René-Claude téléphone maison..." :
"Leibniz, Claudel, Calvin...
Si tout est pour le mieux. Si les méchants servent les meilleurs pour qu'ils le deviennent toujours davantage. Si tout est écrit sans que personne ne puisse s'y dérober...
Si tout cela était vrai, pourquoi les méchants mériteraient un traitement différent des gentils. Tous ne sont-ils pas issus de Ta volonté ? Et les méchants sont-ils moins tourmentés que ces autres qui combattent les ronces qui masquent tes desseins ?
Je n'en suis pas sûr du tout, surtout si nous nous fions à la logique des effets et des causes. Les méchants (même si le terme est évidemment relatif tant l'homme est versatile) ont leur raison et même si cela ne les excuse en rien, le fait est indéniable et sans méchants il ne peut y avoir de gentils.
Comment Toi, Véhicule d'Amour et de Paix peux-Tu dénigrer certains êtres au profit de certains autres ? Comment pourrais-Tu simplement préférer ? Ta perfection n'est pas monarcale ! Même en nous classant sur une échelle du respect des principes ; comment ? Je ne comprends pas Ta géométrie. Nous ne pouvons sans doute pas être parfaits sans comparaison, sans contact... Aurais-Tu Toi aussi cheminé ? Toi aussi commis des erreurs ?"
Publié par libou à 17:24:23 dans psaum-ades | Commentaires (2) | Permaliens
La vérité c'est quand elle nous fait défaut qu'on combat pour la défendre...
Publié par libou à 14:31:20 dans Pets dans l'eau | Commentaires (6) | Permaliens
"Tiens ça devrait te plaire !"
C'est avec ces mots que j'ai découvert ce titre de Philippe Squarzoni, une espèce de réflexion illustrée inclassable de notre société et de son fonctionnement. Une tentative de démantèlement des idées reçues et admises comme uniques et inéluctables.
Ce n'est pas une histoire. Ce n'est pas une critique sociale même si elle s'y trouve inévitablement. C'est une réflexion, subjective il est vrai mais qui ne prétend pas au contraire. C'est Philippe Squarzoni qui chemine avec ses interrogations, ses contradictions et qui tente d'en ébaucher des réponses.
Bien sûr son discours est engagé. Complètement alter mondialiste. Ce qui ne l'empêche pas d'être authentique et sincère. Mais son travail a surtout le mérite de nous réveiller de notre facile somnolence de bourgeois occidentaux. Il est si simple de se laisser glisser vers le matérialisme de l'image dont nous sommes inondés, l'individualisme exacerbé et la conscience gangrenée. Avec en point de mire le soi pour soi... la réussite !
Car si Philippe attaque (il est membre d'Attac) avec raison les pouvoirs financiers mondiaux et l'inégal partage (pillage) des richesses, pour moi il ne fait aucun doute que le véritable problème se situe bien davantage dans l'égoïsme qui caractérise toutes ces déviances. Il n'y a pas de victimes et de bourreaux. Et je suis convaincu qu'à rôles inversés les victimes n'en seraient pas moins bourreaux. Il y a juste un péché originel qui se leurre d'une idée de séparation, d'élection, de particularité dominante. L'Homme voudrait exister pour les autres, sans les autres. Etre aimé, sans aimer, sans même et peut-être à cause de cela être capable de s'aimer lui-même.
Mais je bavarde. Je voulais dans ce post surtout faire l'éloge de cette bande dessinée politique. Jusqu'à présent je n'avais jamais rien lu de pareil et je considère que c'est un ouvrage qui mérite absolument qu'on s'y intéresse. Je pense bien qu'il ne convertira personne dont les idées se situeraient à l'opposé. La droite et la gauche sont finalement une disposition mentale. On est psychotique ou névrosé.
C'est comme ça et ça n'illustre que davantage un même péché originel qui trouve deux expressions différentes.
Publié par libou à 14:40:59 dans lité-raclure | Commentaires (6) | Permaliens
"Il faut se méfier de ses certitudes car il n'est pas de plus habile contradicteur que la vie elle-même."
Publié par libou à 18:46:51 dans carnet d'autrefois | Commentaires (5) | Permaliens
Rassurez-vous braves gens. Si je vais parfois parler de mes lectures je ne vais en aucun cas me risquer à en émettre des critiques. Pour les simples et bonnes raisons que je n'en suis pas capable et qu'il y a des sites qui maîtrisent cet art à la perfection. Non. Je vais comme à mon habitude me laisser voguer au gré des inspirations soufflées par le thème du jour qui se trouve être aujourd'hui la Tour Sombre de Stephen King.
Je ne sais comment commencer tant cette lecture a été entreprise il y a longtemps et à cause de ses implications dans mon vécu professionnel. Si bien que les deux ont été liés. La troupe dans laquelle je travaillais alors portait le nom de Ka-Têt selon le terme inventé par King et tiré du roman. Et c'était pour tenter d'approcher l'esprit, voire l'idéal, qui anima les fondateurs de la troupe que je me lançai dans cette lecture. Car ce n'est pas le genre que j'avais tendance à privilégier bien que j'avais frémi avec Christine dans mon adolescence.
Si je rencontrais des difficultés relationnelles dans le cadre professionnel j'allais raffermir ma volonté dans la suite des aventures du Ka-Têt fictionnel mais inversement, un ras le bol trop marqué pouvait tout aussi bien m'éloigner des romans pendant plusieurs semaines. En tout cas cette expérience m'a appris les dangers d'un idéal comme ciment humain. Un idéal est exigeant et il faut en être à la hauteur... Ce qui est sans doute plus évident pour une figure fantastique...
Cette épopée se compose de sept gros volumes et c'est tout un univers que Stephen King a imaginé là, à l'instar de Tolkien. Dont on peut d'ailleurs tirer quelques parallèles.
Je me souviens avoir peiné à entrer dans le premier de la série tant sa suite restait indécise. On sentait bien ses tâtonnements. Par contre le deuxième volume m'a embarqué comme rarement. C'est d'ailleurs celui qui, chez moi, a résonné avec le plus de force. Evidemment, dans un travail aussi imposant, il ne peut s'y trouver que les manifestations d'un génie exceptionnel. Certains passages m'ont paru superflus ou tout du moins moins réussis, moins aboutis. Tout comme certains autres furent un pur régal. Quoi qu'il en soit, l'ensemble mérite vraiment qu'on s'y intéresse. C'est un magnifique voyage. Et un travail considérable.
Il fut aussi très intéressant de remarquer l'évolution de l'écriture de King car cette épopée a été conduite à son terme en une trentaine d'années. Il m'a semblé pouvoir y appréhender l'évolution de son auteur. Comment on passe du feu à la braise, de la fougue à la maturité, de l'insolence à la force. Car je crois bien que King est aujourd'hui, dans son oeuvre comme dans sa vie, un roc, un pic... une péninsule.
Publié par libou à 15:49:21 dans lité-raclure | Commentaires (2) | Permaliens
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