• Viens de passer une heure sur sous les yeux des femmes garde-côtes pour perdre une fois de plus mon texte. (Pourtant je l'avais copié !!!) Du coup ça me refroidit un peu l'ardeur. Surtout que comme la pièce est juste finie dêtre montée et que j'en suis le metteur en scène, c'est pas facile d'en parler de manière objective. (Didiou si suis fâché !) Décide donc de parler de la peau d'Elisa de Carole Fréchette. Y avais joué les personnages masculins il y a quelques années. En fait c'est sensé être un monologue à la base. Il y a bien un jeune homme mais son rôle est de passer sur scène de temps en temps. Nous on avait découpé tout ça pour deux femmes et un homme.

    C'est une femme qui parle d'amour. Elle en parle avec ferveur parce que sinon son coeur se recouvre de couches et de couches de peau. Sa peau se superpose de plis et boursouflures adipeux successifs. Les histoires sont souvent touchantes et les personnages, bien que décrits ouvrent sur des mondes à compléter. Ils sont suggérés dans leurs attitudes mais donnent envie d'être connus. Je me souviens d'un de ceux-ci. Il n'avait pas de nom, c'était le petit mec d'Anna :

    Timide, réservé, diaphane, difforme comme un adolescent qui tout à coup n'aurait plus osé grandir. Et effectivement il n'ose pas grandir. La vie des adultes lui fait peur : Les responsabilités derrière lesquelles on se cache ; le polissage systématique de ses masques d'apparat ; notre nature que l'on muselle et nos frustrations que l'on élude et qui tout au fond, en latence, pourrissent et grignotent l'âme avant de rejaillir en monstrueuses perversions. Cependant il veut exister mais ne sait comment s'y prendre parce qu'il caresse au fond de lui des rêves de gloire et de reconnaissance éternelles qu'il craint de décevoir. Alors il n'ose pas se lancer tout seul vers il ne sait trop quoi d'ailleurs, et qui ne serait en somme que la revanche contre un anonymat trop insupportable, une exclusion des paradis des papiers glacés. Il s'abonne ainsi à une intolérance de gauche contre l'intolérable de droite. Il vacille entre un monde à changer et une volonté d'y briller.

    Un petit Napoléon Bonaparte qui aura la chance de croiser Anna, la Marie éternelle qui en trouant son bas ventre comblera le vide ombilical de l'abandon au monde.

     

    Voilà. Colère passée. On parlera peut-être de "Sous les yeux des femmes garde-côtes" une autre fois.

    Si jamais ça se passe à St-Maurice, au Roxy les vendredis et samedis jusqu'à la fin du mois. Sauf un dimanche : celui-ci 18 mars.

     

    p.s. Cette fois-ci je l'ai mieux sauvé. Parce qu'à nouveau on m'a sorti le con de petit mot qui efface tout ton travail : "Vous n'êtes pas identifié" (Je sens que ça remonte là !)

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