• Les circonstances de la vie : Ramuz

    C'est avec enthousiasme que je me suis lancé dans la lecture du deuxième roman de Ramuz. L'issue en est moins tragique que pour Aline puisqu'à la clôture de l'intrigue le protagoniste principal reste en vie. Cependant c'est un drame qui tisse son dénouement avec la même implacabilité et selon cette recette qui consiste à glisser les allusions sournoises au drame qui se consume bien des pages avant qu'il devienne effectif.
    Si bien que j'ai parfois cédé à la tentation d'embrasser en quelques mots les splendides descriptions dont use Ramuz pour enrichir les événements d'une ambiance. Non que je les trouve superflues mais simplement parce que, le roman étant plus long, il me tardait d'arriver au coeur de l'action. J'y revenais parfois ensuite pour en goûter la portée poétique et universelle.
    Car en plus d'entretenir le supense et mettre à mal la patience du lecteur, elles ont la capacité incroyable d'ouvrir, par d'innocentes formules, des rideaux sur l'opacité du monde.
    L'écriture ramuzienne possède en outre l'illusion de la simplicité en cela que les choses s'écoulent avec la logique inoffensive d'un canal du Midi... elles atteignent pourtant leur but avec la même fatidique assurance.
    Ainsi comme son titre l'indique, les circonstances de la vie sont imprégnées d'un déterminisme certain. Elles sont les conséquences de caractères qui eux par contre souffrent difficilement de changement ; et malgré les souhaits de ceux qui les possèdent.
    Mais n'est-ce pas là tout le drame de l'humanité ?


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