• L'appel de l'ombre

    L'appel de l'ombre fut le plus fort et personne en ces parages ne les a revus (ou reconnus).
    Aujourd'hui l'empreinte de leurs pas sur le sable vierge...
    Nous livides parmi toute une procession d'êtres chers.
    Eux solitaires forant d'interminables galeries sous la cendre (qui est aussi du rêve).
    Mon Dieu comme ils sont beaux comme ils sont fous !
    Comme leurs yeux pétillent sous l'averse de bombes et de chaude-pisse !
    A nouveau le sang jaillit d'une vieille plaie
    comme le tambourinement d'un soleil au bord des toits.
    Enfants inadaptés jouant avec les mots avec les signes
    comme on joue à saute-mouton ou à aimer...
    Ils n'ont rien à nous dire cependant.
    L'un parle avec son chat en confectionnant de petits avions de papier.
    L'autre s'avance vers son reflet et l'entaille d'un coup de ciseaux.
    Mais tous deux savent se fondre soudain dans la nuit
    dans la nuit pleine de langueurs utérines préservée pour eux
    après les spasmes vaginaux et les coups de canon.
    Ils sont passés à travers la vitre des couveuses.
    Ils ont fait et défait leur lit au fond des fossés ou dans des mangeoires.
    Ils flirtent avec les digitales sous la lune dans le silence étale ou les grondements de tonnerre.
    Ils ont des yeux qui s'écarquillent tout en restant clos.
    Sur l'autre versant du sommeil et de la conscience. 

    Vital Bender 


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