Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
Depuis le 08-03-2007 :
435014 visiteurs
Depuis le début du mois :
10811 visiteurs
Billets :
340 billets
<< Oedipe Roi, c'est parti | Oedipe Roi encore | Une initiative qui mène à rien >>
J'ai suffisamment évité le sujet dans "Oedipe Horn" pour qu'il soit nécessaire de ne pas y revenir. Ou il y a trop à en éprouver pour avoir à en dire. Par contre Oedipe n'existerait pas sans Jocaste. Et c'est pas peu de le dire.
Celle de notre version est interprétée par Emmanuelle Ricci. Qui donne aussi voix à la Prétresse et à la Servante.
Créon et le berger sont campés par Daniel Monnard (qui a joué Orgon dans le Tartuffe dont nous sortons juste.).
Tirésias et le messager de Corinthe sont joués par David Pion.
Marika Dreistadt (qui jouait ma soeur dans "Division familiale") se charge des magnifiques poèmes du Coryphée.
Et franchement tous ces acteurs sont superbes.
Mais il y a surtout la version de Nancy Huston qui, suite à l'impulsion de Gisèle Sallin - qui signe la mise en scène des deux pièces - a donné une pensée et une parole à cette Jocaste (magistrale Véronique Mermoud) épouse et mère. Car si Oedipe Roi est proposé, c'est pour offrir le miroir public à la version intime et privée de Nancy. Eux (formidables) sont déjà en scène depuis le début du mois et vont tourner un peu partout en Suisse romande.
Et comme vous pouvez le voir en image, le livre de Nancy Huston est publié et disponible en librairie. Sans trahir le moins du monde la version de Sophocle elle l'éclaire pourtant de rebondissements à la limite du scandale. L'Echo des Labdacides aurait vraiment eu quelque chose d'intéressant à se mettre sous la dent. Contrairement à nos magazines people qui ne parviennent plus à trouver de superlatifs susceptibles de compenser la platitude de leurs potins.
Publié par libou à 10:22:00 dans carnet d'autrefois | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires