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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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Paulo Coelho : La cinquième montagne | 08 octobre 2009

C'est en arrivant au terme du roman que je me suis rendu compte qu'en fait je l'avais déjà lu. Ca c'était bien la première fois que ça m'arrivait. En plus je l'avais lu dans le même lieu. Donc exactement le même bouquin. Un bouquin qui se trouvait dans la maigre bibliothèque d'une cabane de montagne (la cinquième ?) appartenant à un collectif de descendants d'un de mes aïeux. Nous devons être plusieurs milliers aujourd'hui. A avoir souscrit une action je l'ignore. Mais là n'est pas le sujet.

Donc ce n'est pratiquement qu'aux derniers chapitres que je me suis aperçu que je connaissais, et jusqu'aux détails, cette histoire stockée sur une étagère poussiéreuse de mon musée ; dans l'arrière salle des objets indéterminés. Non que ce livre soit inclassable. Bien au contraire. Mais il n'est pas caractéristique. Pas parce qu'il mélange les genres. Même si c'est vrai. Je crois que ce qui rend Coelho finalement plat (con pour une montagne... mais pas de quoi en faire un plat me direz-vous...) c'est son surcroît de réduction. Ses histoires sont un prétexte à une simplification outrageuse des lois universelles. Ce qui en fait presque des récits mythologiques. Une tentative rassurante d'explication des interactions métaphysiques.
Ce que j'admirais chez Ramuz c'est cette façon simple de signifier la complexité des tenants et aboutissants. Coelho procède à l'inverse ; il fait un roman (pas très compliqué mais soudain très long) d'une réponse simple et imparable. Il n'y a pas de confrontation, pas d'opposition. Tout coule dans le même sens et sert une seule idée. Tout à fait pertinente d'ailleurs mais elle ne suffit pas à une oeuvre d'art. Pour moi l'art aboutit en point d'interrogation. Il chemine en conjectures, découvrant un peu plus les contrastes d'une vérité sans prétendre en couvrir la complexité.

Ce qui ne retire pas à Coelho sa légitimité d'écrivain. Un large public y trouve son compte. Mais si notre monde dépasse 2012, je serais surpris que son oeuvre survive de beaucoup à son auteur. Il sera déjà devenu très riche. Ce qui est déjà une vérité.

Publié par libou à 21:11:10 dans lité-raclure | Commentaires (0) |

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