Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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C'est cela. Comme rien ne le laissait prévoir la dernière fois que j'ai parlé du Tartuffe des Artpenteurs, la tournée se prolonge encore à Moudon le temps de deux représentations. Et pour ceux dont le titre du post demeure obscur, un petit tour ici ne serait pas de trop. Ce sera donc ces vendredi 25 et samedi 26 septembre à 20h sous notre chapiteau installé derrière la gare.
Facile à trouver.
La photo a été prise lors de notre premier filage en vue de la reprise à Lausanne. On y voit Corinne Galland (Elmire) et Thierry Crozat (Tartuffe) lors de la fameuse scène de la table.
Et c'est le sourire en coin que je rédige ce mot car si deux semaines sur trois étaient complètes à Lausanne, je sais bien que c'est grâce aux annonces publiées sur ce blog visité assidument par une foule en délire. Blague mise à part je repense à la lassitude d'un blogueur figurant d'ailleurs dans mes liens et qui se plaignait de visites somme toutes nombreuses et de commentaires quasi inexistants ; de cette tâche quotidienne qui finissait davantage par ressembler à l'absurde travail d'un Sisyphe qu'à celui d'un Prométhée : charger une toile surchargée de moucherons insipides, pour ne pas dire indigestes (selon mes mots) sans aucune gratification en retour.
Et je dois dire que, curieusement, ce sentiment d'inutilité et de gratuité me procure une jubilation que je qualifierais de saine.
Personne n'ayant lu cet article ne se déplacera à Moudon. Un centième de ceux qui se sont par mégarde égarés en ce lieu le lira en entier. Et c'est normal ! J'agis de même. On n'a plus le temps ! Sur le net, tout article de plus de dix lignes m'épuise par anticipation. Mon horloge interne lance sa cadence et celle-ci recouvre tout alentour et gâche ma capacité à déguster les mots.
Et pourtant je l'écris. Et c'est là que ça devient intéressant car je trouve que cela englobe toute la complexité humaine. Savoir que c'est inutile mais le faire quand même. Ne plus attendre de retour mais en espérer quand même. Se dire que l'on écrit pour soi et le publier pourtant. Insister par orgueil pour toucher à l'humilité. S'accrocher pour pouvoir lâcher prise. Merveilleux !
Publié par libou à 12:37:46 dans puits à coq | Commentaires (4) | Permaliens
30-09-2009 15:26
De libou
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Il est vrai Url: [Liens]
29-09-2009 21:46
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Aucun doute
29-09-2009 12:41
De libou
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Mais salut Url: [Liens]
29-09-2009 00:17
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