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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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L'oeil d'Oedipe

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La guerre des filles, Christiane Singer | 14 décembre 2008

 

J'ignore si la trame est inspirée d'une réalité historique ou si elle trouve son origine dans le fantasme mythologique du matriarcat premier, celui du paganisme sauvage et humide de nos forêts continentales sombres et touffues. Quoi qu'il en soit, l'action semble se situer dans les abords du Danube à l'époque où le Dieu unique se substitua de toute sa farouche exclusivité à la luxuriance des animismes en vigueur. Révoltées par cette intolérance incarnée dans la mâle attitude, les femmes érigent une cité où elles s'isolent en gardiennes de la diversité. Bien entendu ça va chauffer car les hommes ne l'entendent pas de cette oreille.

Le livre oppose ainsi la richesse des différences à la pauvreté des fanatismes, ce qui bien entendu est fort louable. Seulement il y a la manière. Et quand elle devient maniérisme en décrivant une réalité de fer et de sang, pour moi il y a un souci. Le style est bigarré mais propret et toutes les scènes me paraissent convenues et empruntées sans originalité à un imaginaire médiéval surrané. Ce qui fait qu'outre un style magnifique mais inopportun, cette lecture m'a englué dans le miel de ses alambiquées formulations. Finalement le tout est si kitsch qu'il en devient mélodramatique.

Pourtant j'avais bien aimé l'"Eloge du mariage, de la fidélité et autres folies" où l'auteure avait prêté ce même style à un essai de société. J'avais trouvé que ça lui conférait une dimension intéressante, que ça lui ajoutait une beauté utile et contribuait au plaisir de lire.

(Ceci aussi pour ne pas conclure sur une note si négative ; je n'aime pas ne pas aimer un livre, ce qui d'ailleurs n'implique que moi car si je l'ai lu c'est parce que quelqu'un me l'avait chaudement recommandé : "un pur bijou". Comme quoi...)

Publié par libou à 16:35:44 dans lité-raclure | Commentaires (2) |

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