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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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L'oeil d'Oedipe

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Le cauchemar prit fin | 29 octobre 2008

Le cauchemar prit fin au moment où la foudre transperça ton corps moite.
La nuit se craquelait déjà
virait au rouge
pour m'emprisonner davantage.
Une main secoua le berceau vide.
Une négresse frappa à la porte.
Un train fantôme traversa le mur en sifflant.
Je haletais comme un asthmatique
au fond d'un jardin de buées.
Tu t'éveillas en sursaut
transparente et nue
plus lointaine qu'une île
plus forte qu'un cyclone.
Tu te mis à rire en refaisant tes tresses.
Je n'existais plus.
La négresse insistait.
La porte finit par se fendre.
Il n'y avait personne.
La lune était pâle.
Le berceau grinçait doucement.
Qui vint alors ?
Car on entendait des pas
derrière la porte close.
J'étais au supplice.
Il neigeait.
La lune et mon rêve se confondaient encore
dans une confusion tintante.
Nous n'existions plus.
Puis je t'ai entendue sourire
dans la pénombre
où il n'y avait peut-être aussi des visages
des bleuissements de seins
des oiseaux captifs
des candélabres disloqués.
Tout était blanc.
J'ai fait ce qu'il fallait faire :
je me suis rendormi sans toi.
Tu as poursuivi ta route
traversé le cimetière
dévalé la pente
jusqu'à la saison nouvelle.
Le berceau est toujours vide.
La lune...
La négresse a un grain de beauté sur la fesse gauche.
Le jardin est à l'abandon.
Qu'es-tu devenue ?
Les mimosas et les herbes folles...
Le banc vieux.
La négresse a des seins pubescents.
Le cauchemar recommence chaque matin.

Vital Bender

Publié par libou à 08:40:18 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) |

Contradiction | 28 octobre 2008

 

Qui n'a jamais rien perdu ne peut savoir qu'en définitive on ne perd jamais rien.

Publié par libou à 10:20:10 dans Pets dans l'eau | Commentaires (5) |

jodorowsky, si j'ose ecrire | 25 octobre 2008

Publié par libou à 12:58:22 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |

Eprouvante | 24 octobre 2008

 

Les catégories réduisent une amplitude.

Publié par libou à 15:39:25 dans Pets dans l'eau | Commentaires (0) |

Cependant il m'arrive d'avoir des désirs plus doux | 23 octobre 2008

Cependant il m'arrive d'avoir des désirs plus doux
des désirs d'ondine tiède sur ma peau.
La fièvre s'est faite image de feuilles crissantes sous mon pas
et cet emportement des secondes et des heures qui se succèdent sans concertation
devient ruisseau errant entre des fougères.
Mais l'orage est là qui veille :
une palpitation une plainte à peine audible un déplacement d'air
suffit à me faire bondir hors de ce cercle
où s'étiolait ma conscience

Vital Bender

Publié par libou à 18:09:07 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) |

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