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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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Alessandro Baricco | 19 septembre 2008

Océan mer, Châteaux de la colère, Soie, Sans sang, Novecento pianiste, City. Je ne crois pas en avoir oubliés (il y en a d'autres bien sûr mais je ne les ai pas lus). Rencontres étalées avec cet auteur croisé pour la première fois il y a dix ans sur scène. Pas de chair à chair évidemment mais de mots à coeur. Car Alessandro est avant tout un auteur de coeur, un auteur méditatif qui commet l'antynomie de vouloir émouvoir. Et il y parvient bien souvent, par ses constructions simples et justes, par l'originalité de ses réflexions, par les paysages qu'il installe.

J'ai pu lire en parcourant les critiques qui parsèment la toile qu'Alessandro était à bout de souffle ; répétant inlassablement les procédés qui l'ont fait connaître, qui ont créé son succès. Ca m'a fait rire. Reproche inconsistant des improductifs. S'il fallait lui en tenir rigueur, on devrait cacheter la créativité d'un Manu Chao. Van Gogh en maturité n'aurait fait qu'un tableau. Ce qui érige la force d'un artiste est bien sa touche personnelle. Miles Davis identifié à la première note, Prévert au premier vers, Mirò au premier coup d'oeil. Même quand Keith Jarret lutte pour renouveler son système d'improvisation, il n'en demeure pas moins Keith Jarret essayant juste d'élargir les marges de son inventivité, d'en repouser les limites.

Comme je le disais, pour moi Baricco est un écrivain méditatif, se mettant à sa table de travail comme un bureaucrate dans son jardin, comme un athée en prière. A la recherche d'un bien-être intérieur constamment renouvelé. Comme un enfant curieux en quête d'émerveillement.

N'en déplaise aux refroidis du système.

Publié par libou à 17:53:21 dans lité-raclure | Commentaires (2) |