Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Sous l'option "Messages" de mon téléphone portable, il y a une une rubrique que je viens de découvrir, deux ans après son acquisition : "Modèles".
Ce sont en fait des messages types utiles pour les claudiquant de l'inspiration ou les malheureux souffrant du triste "touches elbow". La plupart de ces messages concernent le monde des affaires du genre : "Je suis en réunion." "Je suis occupé." "J'arrive à..." etc. Mais soudain au milieu de cet éventail de messages pratiques censés nous permettre de gagner un peu de ce précieux temps impossible à thésauriser, il y a "Moi aussi je t'aime."
Fascinant.
Est-ce à penser que cette réponse lapidaire et toute faite trouve sa place au milieu des expressions utilitaires parce que l'amour est une chose qui doit se travailler ? Qu'il se voit ainsi intégré à la frénésie professionnelle ? Qu'il se voit réduit à la formule ? Qu'il se voit, comme un travail fonctionnarisé, nettoyé d'effort et d'inventivité ? J'imagine la personne qui entre une conférence et un stress répond à un épanchement sincère par le secours de ce charmant modèle "Moi aussi je t'aime." ainsi libre de continuer sa course.
Ou est-ce à penser que celui qui s'épanche ne le fait que pour obtenir une réponse rassurante et que du coup celle-ci ne mérite pas une bien grande attention. "Mais oui mais oui... Moi aussi je t'aime. Allez ! T'es gentil(le). A ce soir hein !". Style tapotement sur la main ?
Ou est-ce un message subliminal du fabriquant qui insidieusement nous glisserait qu'avec une telle acquisition nous aurons tant d'aimant(e)s qu'il nous faudra ce modèle pour donner le tour ?
Je ne sais pas.
Etrange.
Publié par libou à 23:48:03 dans cot-cot-idien | Commentaires (5) | Permaliens
Mais une femme très belle se poste quelque part et je la pénètre
à travers des murs à travers des fondations.
Perpendiculairement à l'axe des épées qui se figent
j'entre en elle.
Là-haut des mains se figent et se fanent.
Mon épée la transperce
à travers cette muraille muette
qui crie qui hurle
et saigne abondamment.
Vital Bender
Publié par libou à 13:30:18 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
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