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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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Fenêtres temporelles | 02 janvier 2008

On rencontre parfois de ces instants, que certains lieux révèlent, où on se sent pénétrés par le temps. Où il paraît que les frontières ténues nous séparant du passé ou de l'avenir ont cédé. Où, le présent contient soudain toutes les époques. Où on peut presque les appréhender d'une manière aussi concrète que ce lieu qui les as laissées naître.

Dans ces cas-là on reste calmement à se laisser traverser par toutes ces mémoires, on les déguste et on mesure la vanité de nos existences.

C'est un bien étrange bien-être que celui de ces instants-là. 

Mais aujourd'hui, à la différence des fois précédentes (et c'est déjà un phénomène plutôt rare), j'ai eu le sentiment que ce bien-être n'avait été provoqué par aucun lieu particulier, qu'il ne venait pas de l'extérieur mais de l'intérieur. Tout à coup, je me suis senti hors du temps... ou plutôt dans tous les temps. Sans époque... ou plutôt de toutes les époques. Et ce sentiment m'a accompagné une bonne partie des errances de mon après-midi.

Tandis que je déambulais dans Vevey. Tandis que je mangeais au restaurant Beau-Rivage. Tandis qu'à travers les carreaux salis et les remugles du nouvel an je contemplais ce paysage intemporel, ces gens en noir et blanc, ces arbres hologrammes.

Tandis que je pensais à toutes ces vies que j'ai oubliées et qui me constituent... 

Publié par libou à 21:10:25 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |