Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Chose très utile paraît-il que la douleur physique. Elle se préfigure en sentinelle du corps, prévenant toute inconscience, toute maladresse. "Si tu continues comme ça ton joli petit doigt tu vas te le perdre tout en entier." Ou encore "Tu l'avais pas bien vue cette étagère, et pourtant..." Sans elle on se cognerait la tête sur cette branche trop basse une journée complète sans comprendre pourquoi on avance pas d'un iota.
Mais quand elle a fait son merveilleux et utile office de guetteur, quand elle nous a héroïquement annoncé qu'on avait laissé traîné son doigt dans la portière de la voiture ; il me semble qu'elle pourrait se la mettre en veilleuse. Mais non ! C'est des heures durant qu'elle nous rappelle notre inattention. Avec toute la participation généreuse et compatissante de son voisin carpien qui lui pourtant n'a même pas été effleuré. Avec la compréhension poussive et saccadée du coeur qui quitte sa cage officielle pour venir manifester sa solidarité dans un endroit bien trop exigu pour lui.
J'ai eu beau lui dire : "Ca va il est grand mon petit doigt, il se débrouille très bien tout seul et se passe volontiers de ton aide." Me suis fait montrer du doigt (aïe)traiter de sale égoïste, de sans coeur (ben tiens) Que lui il l'avait sur la main (ben ouais c'était justement un peu ça le problème.) et que c'était dans sa nature de soutenir toute extrémité blessée et bravo pour le cas fait à un fidèle serviteur qu'on ne trouve rien de mieux à faire pour le remercier que de le broyer et patati et patata...
Je vous jure, toute la nuit à jaser son apoplexie outrée sous mon ongle. Et c'est pas fini.
Tout ça en allant chez Ikea, l'humeur sombre et coupable d'ailleurs accompagnée de sa sanction claquante et immédiate. Comme quoi quand on va chez Ikea faut s'attendre à s'en prendre su'é doigts...
Publié par libou à 18:52:12 dans cot-cot-idien | Commentaires (14) | Permaliens
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