Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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S'en aller sur la route libre de tout. Sans souci du lendemain. Sans la moindre inquiétude. Le moindre soupçon d'appréhension.
Avoir vingt ans. Son bac (on dira comme ça...) en poche et aucune perspective d'avenir. Aucun plan de carrière. Aucun désir d'aucune sorte. Se foutre de tout en quelque sorte. Juste marcher dans la vie en tutoyant la mort, les épaules en arrière et la poitrine éventail. Recevoir crachats et baisers avec la même absence de mémoire. Juste l'envie de s'en prendre plein les yeux, les tripes, le coeur.
On en parlait ce week end en arpentant les cailloux de nos sentiers valaisans. On en parlait considérant cette époque comme définitivement révolue.
Pourquoi ?
Comment passe-t-on de cette inconsciente insouciance à la tempérance des prétendues responsabilités ?
Le simple fait de devoir gagner sa vie... De constater que chaque chose a son prix et que la prolongation de l'insouciance est une question pécuniaire... Les factures qui nous rattrapent...
Ou une pernitieuse confusion des moyens avec leur fin ? Une insouciance pour conscientiser ses souhaits et une conscience pour tenter de les reproduire indéfiniment ? Une insouciance pour forger son idée du bonheur et le reste du temps pour lui courir après ?
Confondre les instants et le temps, le plaisir et le bonheur ? Est-ce la mémoire qui signe l'arrêt de mort de notre insouciance ? Est-ce l'être pour l'avoir ? Même si cet avoir n'a rien de matériel. Est-ce le présent différé ?
Ou est-ce la peur ? Encore et toujours. A la base de tout cela.
Qu'on l'accepte ou non.
Publié par libou à 16:52:46 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) | Permaliens
13-08-2007 09:05
De libou
Sujet:
pdb Url: [Liens]
13-08-2007 09:01
De libou
Sujet:
Jo Url: [Liens]
12-08-2007 17:06
De PandarDeBrillar
Sujet:
applaudissement Url: [Liens]
12-08-2007 15:04
De Joël Sujet:
Vaste sujet Url: [Liens]
09-08-2007 18:30
De va33 Sujet:
Dixit Aznavour
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