Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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"Tiens ça devrait te plaire !"
C'est avec ces mots que j'ai découvert ce titre de Philippe Squarzoni, une espèce de réflexion illustrée inclassable de notre société et de son fonctionnement. Une tentative de démantèlement des idées reçues et admises comme uniques et inéluctables.
Ce n'est pas une histoire. Ce n'est pas une critique sociale même si elle s'y trouve inévitablement. C'est une réflexion, subjective il est vrai mais qui ne prétend pas au contraire. C'est Philippe Squarzoni qui chemine avec ses interrogations, ses contradictions et qui tente d'en ébaucher des réponses.
Bien sûr son discours est engagé. Complètement alter mondialiste. Ce qui ne l'empêche pas d'être authentique et sincère. Mais son travail a surtout le mérite de nous réveiller de notre facile somnolence de bourgeois occidentaux. Il est si simple de se laisser glisser vers le matérialisme de l'image dont nous sommes inondés, l'individualisme exacerbé et la conscience gangrenée. Avec en point de mire le soi pour soi... la réussite !
Car si Philippe attaque (il est membre d'Attac) avec raison les pouvoirs financiers mondiaux et l'inégal partage (pillage) des richesses, pour moi il ne fait aucun doute que le véritable problème se situe bien davantage dans l'égoïsme qui caractérise toutes ces déviances. Il n'y a pas de victimes et de bourreaux. Et je suis convaincu qu'à rôles inversés les victimes n'en seraient pas moins bourreaux. Il y a juste un péché originel qui se leurre d'une idée de séparation, d'élection, de particularité dominante. L'Homme voudrait exister pour les autres, sans les autres. Etre aimé, sans aimer, sans même et peut-être à cause de cela être capable de s'aimer lui-même.
Mais je bavarde. Je voulais dans ce post surtout faire l'éloge de cette bande dessinée politique. Jusqu'à présent je n'avais jamais rien lu de pareil et je considère que c'est un ouvrage qui mérite absolument qu'on s'y intéresse. Je pense bien qu'il ne convertira personne dont les idées se situeraient à l'opposé. La droite et la gauche sont finalement une disposition mentale. On est psychotique ou névrosé.
C'est comme ça et ça n'illustre que davantage un même péché originel qui trouve deux expressions différentes.
Publié par libou à 14:40:59 dans lité-raclure | Commentaires (6) | Permaliens
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