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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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Dans l'assiette de ma mère (2) | 10 juillet 2007

Et voilà, le scandale est "consommé". Dans les deux sens. Dans ma révolte intestine dégurgitée par l'intermédiaire de ce blog et dans la mise en pratique du régime pourtant banal que je voulais m'imposer. (Régime à base de riz complet : Curiosité de voir l'implication sur ma digestion de l'éradication des produits laitiers, viandes, féculents, et gluten...) Banal mais à l'origine d'un séisme d'une violence à affoler l'échelle de l'équilibre de notre cohabitation, à ma mère et moi.

Bien sûr, comme je ne doute pas que de telles éruptions trouvent la flamme de leur ébullition dans les profondeurs inconscientes, je serais surpris que ma volonté de rupture de ce rituel alimentaire n'ait pas des fondements tout aussi profonds et inconscients. Aurais-je trouvé une espèce de lumière dans le premier volet de l'aventure ? Sur moi sans aucun doute...

En tout cas, ce qui se passe ces jours est très intrigant quoique très perturbant et au-delà de mon limité raisonnable. Ma mère prend les attitudes d'un animal traqué ayant tous les symptômes de l'intranquillité, répétant inlassablement des "c'est nul ! ça vaut rien ! j'ai tout essayé ces trucs moi ! je te laisse faire puisque t'as envie mais en tout cas c'est ridicule !" Et la cerise sur le gâteau : "Voilà, on ne mange plus la même chose."

Puis-je y lire une frustration cannibale, la mise en péril de sa propre identité dans cette perturbation du mode de transmission ou dois-je y voir la mise en danger de son utilité, de sa raison d'être encore au monde, de cette nécessité de servir encore à quelque chose à l'âge avancé que devient le sien ? En tout cas, il ne fait aucun doute qu'une telle réaction prend ses racines dans le terreau des peurs englouties.

Exactement dans le même terreau où mes racines trouvent leur expression par cette crainte de la grande phagocytose. Et qui s'est vue nourrie par ce retour quelque peu contraint au bercail (au berceau ?). Environnement où je ne peux nier l'influence de ma mère, l'omniprésence de ma mère, l'étouffante contrainte de la matrice (dont le rôle premier n'est-il pas de mouler ?). Je me retrouve à l'âge des prises de risque dans le confort épais et bourgeois du liquide amniotique. Dans l'attente de la naissance. Tout comme il y a 34 ans. A attendre tant et si bien qu'il a fallu qu'on vienne me chercher...

Publié par libou à 16:49:12 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) |