Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Je trouve toujours intéressant de voir le jeu minimaliste au cinéma. Ce jeu tout d'intériorité. Ce jeu qui laisse les mouvements de caméra, les situations et l'ambiance générale remplir l'espace laissé par l'acteur. Ça me rappelle les courts métrages dans lesquels j'ai commencé.
"Surtout ne fais rien !" (Bon, c'est vrai que j'avais tendance à trop en faire...)
Le cinéma nous laisse de beaux exemples de gueules uniformes : Charles Bronson, avec ou sans chapeau. Alain Delon, avec ou sans cigarette. Isabelle Huppert, avec ou sans culotte. Car bien sûr je m'autorise toutes les théories subjectives et erronées qui n'engagent que moi et la crédibilité de ce blog... Et si je me permets ce ramassis d'absurdité c'est bien parce que j'ai de la considération pour au moins les trois acteurs que je viens de citer.
Dans le cas d'Irina Palm, il me semblait sentir la direction d'acteur flottiller par dessus la prestation de Marianne Faithfull, je la sentais un peu coincée... Et j'ai eu le sentiment que la couleur générale, malgré l'évolution lumineuse du scénario, restait enfermée dans l'espèce de gris mouillé du début. En fait, son jeu me paraissait un peu décalé par rapport à l'histoire comme à celui des autres comédiens. Très bien mais un peu décalé.
Bref, juste ces quelques mots pour faire le malin parce que ça ne m'a empêché le moins du monde de rentrer dans cet univers, de souhaiter un dénouement heureux, (je dis plus de chialer parce que je réalise qu'avec le nombre de fois que je le fais ça ne veut plus rien dire...) de m'amuser de ce côté conte de fée dans lequel vire le scénario. Et de ressortir de la salle tout aussi de bonne humeur que je l'étais en rentrant.
C'était un très bon moment de cinéma, autant pour la réflexion qu'il a permise, que pour le film en soi. Un chouette moment dans ce monde de brutes.
Publié par libou à 17:04:53 dans cinémoi | Commentaires (3) | Permaliens
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