Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Suis très content que la seule photo de Pierre Henri que j'ai trouvée soit celle-là.
Non seulement elle est très bien mais on a un joli condensé du personnage. Sincérité, cigarette, gentillesse, pinard, générosité. Et je vais ajouter, puisque c'est moins visible et que j'ai pu le déguster de chair et d'os : Plaisir du jeu.
En fait, il y a peu je vous ai causé de Roger Jendly : L'espièglerie d'un gosse. Ici on a les élans de l'adolescence ; l'(dés)espérance d'un Don Quichotte.
Bien sûr il y a certaines maladresses de représentation, les conséquences lisibles de ses abus, la fragilité d'un texte qui bouge au gré de sa résurgence. Mais malgré cela, ou peut-être grâce à cela, Pierre Henri m'a paru exemplaire. Il est l'incarnation du chemin qu'on s'est tracé et qu'on suit défauts en baluchon et assumés. Il est la force de la foi ; de ces convictions dénuées de questions ; de ces évidences en ligne de vie, en point de mire.
Il y va, il fait ce qu'il a à faire. Car il faut dire que les textes sont de lui.
Tiens ! Il en faudrait ici tant certains sont délectables.
Il y en aurait une pensée peut-être et vous verrez que c'est un prophète aussi. ?? Il y en a même à Paris apparemment ??
Je cite de mémoire : "Une vie sans amis c'est comme un copain sans argent."
Magnifique !
Il y a aussi des extraits à la "Sol" mijotés de "Devos" et des poésies superbes et des chansons... Soutenues avec sobriété et sensibilité par l'accordéon de Patrick Fournier.
Et lui il donne. Il donne tout. Tout ce qu'il est, tout ce qu'il a. Et c'est là que ça jaillit, comme une bombe de nouvel an : l'Homme !
L'Homme ! On a un Homme devant soi. On a un Homme malgré tout. On a un Homme surtout.
Ouaip ! C'est un beau mariage scénique que j'ai vu là. Et c'est encore ce week end au théâtre St-Gervais à Genève. Pierre Henri et Patrick Fournier.
Publié par libou à 23:42:54 dans puits à coq | Commentaires (3) | Permaliens
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