Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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"N'écoute pas ce sont des balivernes".
C'est le mot que Joël aurait voulu dire au jeune Alain Bagnoud quand il lisait son dernier roman : La leçon de choses en un jour qui raconte la journée d'un jeune garçon le jour de ses sept ans. Je ne veux pas trop en parler car je ne l'ai pas encore lu. On me l'a enlevé en mon absence. C'est d'ailleurs le lot des bouquins d'Alain qui ont la fâcheuse tendance d'être "empruntés" à chaque visite :
Il est Valaisan le gars qui a écrit ça ? Ah c'est ton cousin (neveu, selon l'interlocuteur) ? Tu me le prêtes ça m'intéresse ?
On peut bien arguer qu'il se trouve en librairie, on ne nous gratifie que d'une sourde oreille tandis que le bouquin disparaît (à jamais ?) dans un quelconque sac.
Joël donc, en découvrant les discours de convention matraqués par la maîtresse d'école au jeune héros avait envie de lui placer ce fameux "Nécoute pas ce sont des balivernes".
Et bien sachez que si les époques changent les discours demeurent. Comme ces choses parfois bien plus laides qu'on a subies avec horreur et qu'on reproduit à l'âge adulte, ces principes honnis avec raison ont la curieuse habitude de jaillir comme un diable de sa boîte à tous les détours de conversation. Car cette histoire m'a rappelé une anecdote vécue il y a fort peu.
Une grand-mère qui avait croisé son petit-fils lui balançait avec une écoeurante insistance les lieux-communs des bonnes manières. Il n'avait rien fait le pauvre hormis l'erreur de la croiser. Rien. Et toute cette violence du conformisme ramassée en pleine poire. "Faut bien travailler, en travaillant on arrive, l'école c'est important....." Il n'avait rien demandé le pauvre, il suivait juste son chemin. Et elle qui insistait, qui resserrait les noeuds de son piège. Si bien que tout à coup, à bout de résistance, il a fondu en larmes.
Comme je l'ai compris ce petit. Quel élan de compassion ! J'aurais voulu me cacher au prochain virage pour le tirer hors du sentier battu et le lui dire : "N'écoute pas ce sont des balivernes." Lui donner l'accolade et tenter de lui montrer la lueur du soleil là-bas dans le nébuleux de l'avenir...
Bien sûr ; je ne l'ai pas fait.
Publié par libou à 20:00:15 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) | Permaliens
02-07-2007 22:32
De libou
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02-07-2007 13:40
De kristo
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Commentaires