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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)


C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."


Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.


Que serais-je sans vous ?


 

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corpus dei | 26 juin 2007

En feuilletant mon carnet d'autrefois je suis tombé sur une phrase qui fit référence à la discussion que quelques amis et moi avons partagée hier soir. Au gré des sujets nous sommes tombés sur ce coup de filet récent des membres d'un réseau pédophile. Je n'ai pas bien suivi l'affaire mais ce n'était point là l'important.

Bien sûr quand on parle pédophilie ce sont toujours les mêmes dégoûts qui renaissent, le mêmes révoltes qui s'ébranlent. Et cette incompréhension générale. (Qui ne serait jamais contestée en public car comme toutes les déviances, la pédophilie se vit dans le secret des coeurs...)

Mais quel est-il ce coeur rongé par ce désir inadmissible ? Comment ce désir peut-il petit à petit faire son nid là, dans l'intimité de l'être humain ? Et devenir si fort pour qu'on cherche à le satisfaire... Pour qu'on ne puisse s'empêcher de le satisfaire...

Et quel combat pour la victime de ce désir ! Car je ne peux pas m'imaginer qu'elle ne s'en défend pas. Et le combat doit être titanesque. Heureusement que vous m'avez arrêté, moi-même je n'en étais pas capable avait dit le "sadique de Romont".

Face à de telles phrases, je crois que nous pouvons nous estimer heureux d'avoir des maladies admises. D'avoir le désir conforme. Car si évidemment ceci est intolérable et bien davantage que la souffrance de la personne qui passe à l'acte, je n'aimerais pas avoir à mener cette lutte interne là. Comme le dit mon carnet d'autrefois :

Le corps a ses pulsions que la raison ne raisonne point.

Publié par libou à 18:09:39 dans carnet d'autrefois | Commentaires (9) |