• Assez de ces fragmentations

    Assez de ces fragmentations
    de ces ruptures !
    Mais que la brûlure fut douce ! (si douce...)
    Feu complice amer des brumes là où paissent les anges en troupeaux serrés
    feu ! brûlure déjà la pluie fendue coquille creuse
    visage défait cendre cri atroce cri
    oh coeur fervent ! ... bouche en sépulcre... digue rompue soudain
    et rien rien pour se rasséréner rien
    vers quoi tendre !
    vers quoi se replier
    comme un oiseau sur l'horizon.
    Oh si douce
    si secrète blessure...
    Terre s'entrouvre : en surgit un corps blême
    décharné
    un corps qui voudrait s'offrir.
    S'agite en tous sens comme un hochet dans les mains d'un enfant.
    Se tord se replie se détend brusquement vers le ciel.
    Qui penserait à le prendre par la main (qui ?)
    pour le conduire vers la femme de ses rêves
    qui l'attend peut-être derrière un arbre
    ou un rocher ?
    Corps de fumée a fini par épouser forme de l'air qui l'entoure
    par s'insinuer entre les atomes du vide
    se dissoudre à la manière d'une pensée
    bleue et blanche
    dans la tête d'un mort.

    Vital Bender


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